Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1810

Seite: 38
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C 58 )

les comparer aux enfans de chœur du Couronnement;
il n’y avait rien de plus agréable que ce joli groupe
dans tout le tableau.

Quant à l’effet général, celui du Couronnement, et
l’exception du côté de l’autel, avait paru terne. L’esset
de l’autre tableau a le défaut contraire : les teintes
vives et crues qui y sont répandues d’une manière trop
uniforme ne laissent point de repos à l’œil, et portent
de la confusion dans tous les objets. Ils ne se détachent
pas assez les uns des autres. Le spectateur en est ébloui )
il a besoin d’un long examen pour distinguer nettement
l’intention et le mouvement de chaque figure.

Que résulte-t-il du rapprochement de ces deux ou-
vrages, qui l’un et l’autre portent l’empreinte d’un
talent supérieur ? Selon nous , toute compensation
faite , ils peuvent être placés au même rang. Ils
offrent tous deux de belles parties, qui, sous le rap-
port du dessin, du coloris et de la sermeté du pin->
ceau. sont dignes de servir de modèles aux jeunes
artistes.

Comme ces deux tableaux laissent moins à desirer
pour les détails que pour l’ensemble, on peut en
conclure que si M. David s’attachait à représenter
quelque sujet de caractère, composé d’un petit nombre
de figures, il obtiendrait, à chaque exposition pu-
blique, des succès plus brillans et moins contestés.
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