Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

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A l'occasion de La. pierre dont nous venons de parler,
trouvée à Mdaourouche, l'ancienne Madaure, la rédaction
de la Revue africaine met en note : « C'est la forme du
dieu Soleil qu'Élagabale avait apporté de Syrie. » Hérodien,
v, 3, décrit en effet ainsi l'idole d'Jïïmesse : « G'est une pierre
très-grande, inférieurement arrondie et se terminant en
pointe ; conoïde en est la forme, et noire la couleur. » II
ajoute que les habitants prétendent qu'elle est tombée du
ciel et que c'est un symbole du soleil. liais Ch. Lenormant a
cité, Nouv. Annales de VInstitut archéologique de Rome, i,
p. 236, note 2, un cône de craie, conservé au musée d'A-
vignon, sur lequel on lit, gravés en relief sur doux lignes,
ces mots grecs : Aî&TYÀ . BEA — MiMOS MASS. Déesse
Dictye, — peuple de Massilie (Marseille). Dictye, ordinaire-
ment Diclynne l, est une qualification à'Artèmis ou Diane.
Le symbole paraît donc, pour le moment, suivant que l'on
adoptera l'une ou l'autre assimilation, pouvoir être attribué
à Baal ou à Tanit sur les monuments africains. Mais on
trouve dans saint Augustin, 1. X, ch. x, une indication lo-
cale. L'illustre évêque reproche aux chrétiens, de Garthage
d'aller prendre part aux festins qui suivent les sacrifices
dans les temples des divinités païennes. « Nenni,. répon-
dent les narquois, nous mangeons dans le temple du Génie
de Garthage, ce n'est qu'une pierre.... » Cette pierre était
probablement le cône dont nous nous occupons et dont un
exemplaire a été trouvé par Hunibert sur l'emplacement de
l'ancienne Garthage ; par suite, la figure triangulaire qui
représente ce cône sur la surface plane de nos monuments
africains peut être considérée comme un symbole de Tanit,
c'est-à-dire ftArlémis ou de Diane. Or, Artémis était une
déesse chthonienne, ou terrestre, et l'on sait que sur beau-
coup d'épitaphes grecques la dédicace aux divinités chlho-

1 II faut peut-être restituer AIKTYN.
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