Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 6.1862

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au-dessus du premier barrage. Il est reconnu qu'à l'épo-
que de la domination byzantine, l'E était souvent repré-
senté dans l'écriture latine par deux barres verticales
(voir les nos 11 et 20).

Lorsque Rome, par ses conquêtes, fut devenue la sou-
veraine du monde, on ne fut rien si l'on n'était citoyen
romain, et ce fut un honneur pour les peuples de comp-
ter parmi les membres de la République. Sa politique
tendit sans cesse à fonder cette opinion, elle l'exploita
avec habileté, et imagina un ordre de sujétion qui, tout
en laissant aux villes conquises une certaine liberté d'ad-
ministration locale, les enchaînait fortement à l'État
romain. Elle comprit qu'elle ne pouvait soumettre à
une même loi tant de nations différentes entre elles, par
les mœurs, le caractère, les coutumes et le langage; elle
leur laissa donc leurs lois, leurs usages, leur police inté-
rieure; les magistratures locales furent par elles respec-
tées, mais en même temps elle leur envoya ses procon-
suls et ses officiers, qui furent chargés de les maintenir
sous sa tutelle. Les cités, les bourgades obtinrent, toutes
les fois que l'intérêt de Rome s'y prêtait, le droit d'être
érigées en municipes, avec la faculté de s'administrer
par des officiers choisis parmi la population. Leur orga-
nisation se modela peu à peu sur l'administration de la
métropole, et elles eurent chacune un Conseil municipal
« ordo splendidissimus », des décurions, des prêtres.i

La commune de Saddar jouissait des mêmes privilèges,
ainsi que nous l'apprend un fragment d'inscription posé
dans le mur du troisième barrage et sur lequel on lit :

1 Municipe., par E. de Chabrol. Dictionn de la conversation.
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