Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 224
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copie d'une des œuvres de la dernière période myronienne; d'après le caractère de son exécution,
elle appartient, de toute façon, à l'époque antérieure à Hadrien. En raison du type de buste qui est le
leur, il faut reporter à l'époque même de Trajan et d'Hadrien les deux portraits du Capitole (Lcewy,
Kùnstlerinschriften, 383) que l'on a, malgré l'absence de l'ethnique, attribués avec grande vraisem-
blance à des artistes de cette école; l'ancienne statue Ludovisi par Zenon, fils d'Attinas, d'Aphrodisias,
doit aussi être à peu près de cette époque. Le relief récemment découvert, œuvre d'Antonianos
d'Aphrodisias, représente Antinous {Ausonia, [908, pi. I; Brunn-Bruckmann, pi. 635). Je place au
temps des Antonins les Centaures d'Aristéas et Papias, à cause de la manière comme tremblée
et frissonnante dont sont traités les cheveux; en comparaison, le Poséidon de Madrid, signé de
Licinius Priscus {Einzelaufnahmen, 1517 —1520), est encore relativement simple et retenu, et il doit
appartenir encore à l'époque d'Hadrien. Enfin, la figure d'Atticianus d'Aphrodisias, aux Offices {Einzel-
aufnahmen, 356; Lœwy, Kùnstlerinschriften, 373) est d'une date tout à fait basse (IIIe—IVe siècle
après J.-Chr.). Le groupe des statues Jacobsen prend place entre les Centaures d'Aristéas et Papias
et la figure mentionnée en dernier lieu. Ainsi que Pasitélès et son école au commencement de l'ère
impériale, ces artistes d'Aphrodisias tantôt s'occupaient de l'exécution de copies d'après des œuvres
d'art célèbres, tantôt produisaient des créations personnelles. C'est à cette dernière classe qu'appar-
tient évidemment le cycle de statues Jacobsen, qui ne donnent pas le moins du monde l'impression
de reproductions d'après des modèles plus anciens. Ainsi que le Poséidon de Madrid, ces statues
ont été taillées dans un marbre de l'Asie-Mineure : preuve que ces artistes ne résidaient pas à Rome,
comme on l'a cru, mais que c'était d'Aphrodisias même qu'ils exportaient leurs œuvres. D'ailleurs,
la prêtrise exercée par Zenon et par Licinius Priscus confirme bien l'idée qu'ils étaient établis dans
leur ville natale. (1)

(1) Comparer le cas identique des artistes du Laocoon {Arch. Anz., 1905, p. 119), sur lequel II. Lechat a bien voulu appeler mon atten-
tion. — (Pour les fouilles récentes exécutées à Aphrodisias, cf. Revue des éludes grecques, XIX, 1906, pp. 80 sqq. ; Revue arch. 1906, II, p. 311.)

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