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Heuzey, Léon  
Les figurines antiques de terre cuite du musée du Louvre — Paris, 1883

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LES FIGURINES ANTIQUES

DE TERRE CUITE

DU MUSÉE DU LOUVRE

EXPLICATION DES PLANCHES

PLANCHE i

ASSYRIE

L'Egypte ne rentre pas dans le cadre du présent ou-
vrage. Il importe de rappeler cependant que, si elle n'a
guère employé l'argile ordinaire à faire des figurines,
elle a fabriqué avec la terre vernissée, improprement
appelée porcelaine ou faïence égyptienne, une quan-
tité prodigieuse de petites images. On connaît surtout
ses statuettes funéraires, représentant les morts assimilés
au dieu Osiris. Il y a lieu de tenir grand compte de l'in-
fluence que ces ouvrages n'ont pu manquer d'exercer sur
l'usage des terres cuites dans l'antiquité.

En Assyrie, il est très curieux de trouver la terre
servant à modeler des figures de dieux, de démons,
de héros, que l'on plaçait sous le sol pour conjurer
l'hostilité des puissances souterraines. Les trois pre-
mières figurines de notre Planche i ont été trouvées
par Botta, à Khorsabad, dans le palais du roi Sargon (fin
du "VIIIe siècle av. J.-C), plantées dans autant de ca-
chettes en briques, sous le pavage des cours. Les dieux
ou les génies qu'elles représentent se retrouvent assem-
blés tous les trois, sur les bas-reliefs assyriens, comme
gardiens des portes (Voir au Musée britannique, dans
la suite des sculptures assyriennes, les plaques numé-
rotées 17, 18, 70 et 81). Ces statuettes sont ébauchées
avec une remarquable sûreté de main, dans une argile
grise, presque crue et criblée de petits trous, comme
si elle avait été mélangée avec des parcelles de paille
ou de foin, selon le procédé employé pour la fabrica-

tion des briques assyriennes et babyloniennes. (Botta
et Flandin, Monuments de Ninive, t. II, pi. 153, 154,
i5g, i65, et t. V, p. 169.)

Fig. 1. — Personnage mythologique à longue che-
velure bouclée, fréquemment représenté, par les bas-re-
liefs et par les cylindres, comme un Hercule oriental,
destructeur de bêtes sauvages, portant quelquefois,
comme ici, ses deux mains contre un grand épieu
dressé devant lui, mais qu'il ne paraît pas tenir : c'est
là un détail que l'on n'a pas jusqu'ici remarqué et qui
se rapporte à quelque fait légendaire encore inexpliqué.
Sur un cylindre chaldéen du Louvre, le même person-
nage tient une lance renversée; sur un autre, il est dé-
doublé en deux figures semblables, qui adorent une
grande lance plantée en terre. On croit y reconnaître le
héros chaldéen dont le nom, encore douteux, s'épèle
Istubar. — Haut. om24.

Fig. 2. — Dieu assyrien, vêtu d'une longue robe et
coiffé de la tiare à deux paires de cornes. Toute la figu-
rine porte, sur le nu comme sur le vêtement, des traces
de couleur bleue. — Haut. om20.

Fig. 3.— Démon à tête de carnassier, dont les jambes
se terminent par des griffes d'aigle. Lorsque cette figure
fut découverte par Botta, elle avait de longues oreilles
pointues et portait des traces de couleur noire. Il est
à remarquer que, dans les bas-reliefs des portes, dont
nous avons parlé, elle est placée entre les deux précé-
dentes. — Haut. o™20.

Fig. 4. — Tête d'animal fantastique appartenant à
un type voisin du précédent : la place des oreilles
dressées est encore nettement marquée sur le vernis. Ce
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