Bertuch, Friedrich Justin ; Bertuch, Carl
Bilderbuch für Kinder: enthaltend eine angenehme Sammlung von Thieren, Pflanzen, Früchten, Mineralien ... alle nach den besten Originalen gewählt, gestochen und mit einer ... den Verstandes-Kräften eines Kindes angemessenen Erklärung begleitet (Band 1) — Weimar, 1801 (2. Aufl.)

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lui même en en faisant usage: je vais seulement indiquer les qualités, que doit
avoir un Livre d’Eftampes a l’ufage des ensans. Les voici, autant que j’en
puis juger.
1) Les sigures y doivent être bien et exactement defsinêes et habilement
gravées, rien n’e'tant plus important que d’accoutumer d’abord les yeux de l’en-
fant à la vraie re'pre'sentation des objets, aux proportions exactes, aux impres-
sons et aux ideres justes, quil peut donner à l’esprit, à de belles formes et au
bon goût. Il est incroyable, avec quelle avidité' l’imagination de l’enfant saisit
les premiers impresiions que les figures font sur elle; combien elle s’y attache,
et combien il est difficile, par la suite, d’essacer les fausses idées qu’il en a reçu.
Ici les estampes font tout, bonnes ou mauvaiscs, elles peuvent être ou très
utiles, ou très nuisibles aux enfans. C’est pourquoi un pareil livre d’estampes
ne doit absolument par être delsinë et composë sélon la fantaisie d’un dessinateur;
pareeque la plupart ne sont parfaitement habiles que dans la re'presentation d’une
seule espèce d’objets; p. e. d’hommes, de bêtes feroces, d’animaux domesiiques,
d’oiseaux, de fleurs etc. et ils sont faux et maniérés dans toutes les autres; mais
il faut qu’avec discernement et bon goût, le rédacteur les choisisse et les ressemble
d’une foule d’ouvrages, dont chacun est estimë le plus parfait dans son genre,
et qu’il les copie avec soin d’après de tels modèles.
2) Il ne doit pas accumuler sur la meme planche, trop et de trop diffé-
rents objets; car cela mettroit de la confusion dans l’imagination de l’enfant,
distrairoit son attention, dans le temps où le maître chercheroit à la fixer sur un
seul objet de la planche. L’oeil d’un enfant vif voit tout différemment que celui
de l’homme fait, qui sait se borner à un seul objet et faire abstraction des autres.
Mais l’enfant voit à la fois la soule de sigures, infiniment differentes, amassees
sur
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