Cagnat, René ; Goyau, Georges
Lexique des antiquités romaines — Paris, 1895

Page: 287
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TORE

287

TRAD

Celle-ci se manœuvrait à son extré-
mité (A), au moyen d'un treuil ou à bras


Fig. 333.

d’homme. Elle était destinée à faire
pression, par un plateau en bois (B) qui
lui était relié, sur un panier de jonc, à
claire voie (C), où Ton enfermait les oli-
ves ou le raisin. Le jus exprimé s’é-
chappait par les trous du panier et était
recueilli dans un bassin situé devant (D;.
Naturellement les pressoirs pouvaient
être plus ou moins compliqués, mais le
principe est le même pour tous.
Toreiuna. Toutes sortes d’ouvrages
ciselés au moyen d’une sorte de tarière
manœuvrée par un tour, et, par exten-
sion, ouvrage ciselé, ou même ouvrage
fait au tour. Vase de métal, de pierre,
d'ivoire, etc. G. M.
Tormentnm. Terme général pour
désigner les machines de guerre desti-
nées à lancer des traits ;
2° Instrument de supplice quelconque.
F. V.
Torques. 1° Chaîne de métal pré-
cieux souvent ornée de pierreries ou
de plaques de métal ciselées. Elle
servait tantôt de bracelet ( torques
bracchialis, Voir Armilla), tantôt de
collier. Le torques différait du monile
et de la catella en ce qu'il était plus
massif et plus lourd. On le donnait
comme décoration aux soldats qui s’é-
taient distingués par une action d’éclat

(fig. 334). Les chefs barbares des trou-
pes auxiliaires le por-
taient aussi, comme in-
signe de leur dignité.
Par extension, guir-
lande de fleurs qui orne
un monument ;
2° Collier de cordes
tressées, avec lequel on
accouplait au timon
deux bœufs ou deux taureaux, à dé-
faut de joug. G. M.
Torulus. Pièce d'étoffe enroulée
dont on entourait la tête, ce qui donne
aux hommes qui en sont coiffés l'air
de porter un turban. Le torulus était
aussi porté par les femmes. G. M.
Torus. Tout ce qui est gonflé et
fait saillie ; par suite, matelas rem-
bourré qu'on mettait sur les lits ; ren-
flement en forme de coussin d’une
colonne; ornements en forme de feston
et faisant saillie. F. V.
Trabea. lu A l’origine, manteau mi-
litaire (Voir Sagum) ;
2° Toge d’apparat. La trabée entière-
ment de pourpre était réservée aux
statues des dieux; Jules César et plus
tard les empereurs la portèrent. La
trabée blanche ornée de bandes de
pourpre horizontales était portée par
les rois de l’ancienne Rome, par les
consuls dans les solennités publiques,
et notamment pour l’ouverture du tem-
ple de Janus, par les chevaliers, en di-
verses occasions et notamment dans la
transvectio. La trabée jaune-safran
ornée de bandes de pourpre horizon-
tales était réservée aux augures. Le
mot trabea désigne aussi, dans les au-
teurs, tantôt la dignité de consul, tan-
tôt l’ordre équestre. G. M.
Trabeata. Sorte de comédie, où les
personnages appartenaient à l’ordre
équestre et dont les acteurs portaient
la trabée. G. M.
Traditio. Mode d’acquisition de la
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