Cagnat, René ; Dussaud, René
Temples et sanctuaires romains — Paris, 1916

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8 CONFÉRENCES AU MUSÉE G UIMET EN 1914.

peinture murale. Tel est le cas d'un édicule situé à
Rome, sur la voie de Porto, à /ioo mètres de la
porte, extérieurement. Là était creusée dans le roc
une petite niche, surmontée d'un fronton; dans le
tympan était représentée une massue avec deux
vases. La niche contenait deux figurines d'Hercule.
Au pied de la niche, appuyée contre le rocher, on a
trouvé, en place, une table d'offrande à laquelle on
accédait par deux marches; en avant, deux petits
autels dédiés au dieu ( pl. I, 2). C'est aussi le cas
de toutes ces chapelles des dieux protecteurs de la
maison ou des rues et des carrefours qui ont été
signalées à Pompéi. Sur la muraille à laquelle l'autel
est adossé étaient peints soit deux gros serpents,
personnifications du Génie local, soit les dieux
Lares, soit même d'autres divinités.

Mais en général, on peut le dire, les autels se
plaçaient dans les temples et dans les sanctuaires,
intérieurement, pour servir de brule-parfums ou de
tables de libation, ou extérieurement. Sur les autels
extérieurs, on immolait les victimes et on les brûlait.
En pareil cas, l'autel devient un accessoire; le
principal est l'édifice où il se trouve, le temple.

La forme du temple romain est le résultat de la
double influence à laquelle Rome fut soumise :
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