Cagnat, René ; Dussaud, René
Temples et sanctuaires romains — Paris, 1916

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PEINTURES BOUDDHIQUES DE TOUEN-HOUANG. 119

dataient de 9^6, les gens de Touen-houang, en août
gAj, ne savaient rien. Il était bon de demander à la
Grande Miséricordieuse l'ouverture et la tranquillité
des routes !

Mais tous les donateurs ne sont pas des fonction-
naires. On y trouve aussi des nonnes et des moines,
et l'on y voit des chefs de famille prendre les ordres.
Si des laïques, dans la pleine maturité de l'âge,
abandonnent les tourmentes de la vie pour la paix
du cloître, c'est que la condition d'une ville, isolée
dans un territoire en pleine révolte, est difficile et
que, vivant sur ses propres ressources, elle ne pou-
vait guère offrir aux vieillards que le dénûment et
la misère.

Cependant, un sentiment filial, sincère et pro-
fond, vivait sans conteste dans ces âmes : ^ Ils ont
élevé les enfants et sont partis dans la Voiture Par-
fumée; la bienveillance de la mère est pareille au
faîte du grand Ciel. Comment la payer de retour ?
Le père et la mère entourent l'enfant de leurs bras
et, très doucement, l'amusent de leur chant. . .
Quand il a faim, elle lui donne à manger. Si ce
n'était sa mère, elle ne mettrait pas la nourriture
dans sa bouche; quand il a soif, elle lui donne à
boire; si ce n'était sa mère, elle ne lui donnerait pas
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