Cagnat, René ; Dussaud, René
Temples et sanctuaires romains — Paris, 1916

Page: 142
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142 CONFÉRENCES AD MUSÉE GUIMET EN 1914.

les autochtones mais bien les innombrables fonction-
naires amenés à leur suite par les khans mongols. Il
en fut tout autrement, lorsqu'à la fin du xvie siècle,
les Jésuites pénétrèrent en Chine; leur action devait
se faire sentir sur la population chinoise elle-même;
ils se trouvaient par suite en présence de religions
indigènes, auxquelles ils devaient chercher à arra-
cher des adeptes pour les rattacher à leurs propres
croyances.

La Chine possède, ainsi que j'ai déjà eu l'occa-
sion de le dire ici, trois religions, San Kiao, qui
sont le Jou Kiao (religion des lettrés), le Tao Kiao
(religion des taoïstes, disciples de Lao Tseu) et le
Fo Kiao (religion de Fo, bouddhisme). Les deux
dernières sectes importaient peu aux missionnaires,
mais il n'en était pas de même de la religion des
lettrés, qui par les devoirs qu'elle imposait à ceux
qui lui appartenaient, c'est-à-dire tous les fonction-
naires, paraissait offrir une barrière infranchissable
à tout recrutement chrétien.

Rappelons en quelques mots ce qu'est le culte
rendu à Confucius, dont la forme orthodoxe lui a été
donnée par le célèbre philosophe Tchou hi, de la
dynastie des Soung ( 1130-1200), car il faut bien
reconnaître que, jusqu'à la fin de sa vie, Confucius
îut méconnu par les princes, ses contemporains,
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