Cagnat, René ; Dussaud, René
Temples et sanctuaires romains — Paris, 1916

Page: 146
DOI Page: Citation link: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/cagnat1916/0183
License: Free access  - all rights reserved Use / Order
0.5
1 cm
facsimile
146 CONFÉRENCES AU MUSÉE GUIMET EN 1914.

sont également tenus pour saints. C'est là que les
magistrats de la ville et les gradués viennent, à
toutes les néoménies et aux pleines lunes, pour faire à
Confucius leurs génuflexions, allumer les chandelles
en son honneur et mettre de l'encens dans le brûle-
parfums placé devant l'autel. De même, à l'anniver-
saire de sa mort | et ] à certaines dates de l'année,
ils lui offrent des animaux tués et d'autres choses
qu'ils mangent ensuite en grande solennité. Tout
cela, ils le font pour remercier Confucius de l'excel-
lente doctrine qu'il leur a laissée dans ses livres, par
le moyen desquels ils ont obtenu leurs mandarinats
et leurs grades. Mais ils ne lui font aucune prière et
ne lui demandent rien, non plus qu'à leurs ancêtres
défunts. »

Le P. Ricci a écrit encore : ^CeUe religion n'ad-
met pas d'idoles, mais honore seulement le Ciel et
la Terre ou le Roi du Ciel... A cet Etre suprême du
Ciel qu'ils reconnaissent, les lettrés n'érigent aucun
temple; ils ne lui ont consacré aucun lieu pour l'y
adorer. Conséquemment, ils n'ont ni prêtres, ni mi-
nistres de la religion, ni rites solennels à garder par
tous, ni préceptes ou commandements imposés, ni
chef spirituel, chargé de déclarer ou promulguer
leur doctrine et de châtier ceux qui la transgressent.
loading ...