Epictetus
Manuel D'Épictete, Et Extrait De Ses Autres Ouvrages — Dresde, 1799 [VD18 13767356]

Page: 148
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cette attentîon non interrompue en cUminue
le nombre, et nons en epargne quelques-uns.

49-

Ouand tti dis que tu te corrigeras demain,
sache que c’est dire qu’aujourd’hui tu veux
étre impudent, debauche', làche, emporté, en-
vieux, injuste, intéreJle, perfîde. Vois com-
bien de maux tu te permetsî Blciis dcmaiu je
Jerai un aubre homme. Pourquoi pas plutôt
aujourd’hui? Commence aujourd’hui à tepré-
parer pour demain, autrement tu remettras
encore.

50.

Un homme t’a confié son secret, et tu
crois qu’il est de l’iionnêtete, de la justice et de
la politelse, de lui consier aussi le tien. Tu es
un étourdi, un lot. Souviens-toi de ce que
tu as vu pratiquer si sonvent. Un soldat, en
habit bourgeois, va s’asseoir près d’un citoyen,
et après quelques propos, il se met à dire du
mal de César. Le Citoyen , gagné par cette
franchise, et croyant avoir le secret du soldat
pour gage de sa fidélité, hii ouvre son cœur et
se plaint du Prince, et le sohlat, se montrant
ce qu’rl est, le traine en prison. Voilà ce qui
arrive tous les jours. Celni qtti t’a confié son
secret, n’a souvent que le masque et l’habit
d’un honnéte-homme. D’ailleurs ce n’eftpoint
confiance, c’est intempèrance de langue: ce
qu’il te dit à l’oreille, il le dit à tous les pas-
sans. C’est un tormeau percè, il ne tiendra
pas plus ton secret qu’il a tenu le sien propre.

51.

Montre-moi que tu as de la pudeur, de 1
fidélitè, de la constance, et que tu n’es pas ui
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