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Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 3. Pér. 3.1890

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Nr. 4
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Müntz, Eugène: Le musée de l'École des Beaux-Arts, 1
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https://doi.org/10.11588/diglit.24447#0311

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LE MUSÉE DE L’ÉCOLE DES BEAUX-ARTS.

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aux réductions de monuments d’architecture, de l’autre aux copies
soit en marbre, soit sur toile.

La Galerie d’architecture — c’était le titre consacré — avait
fixé de bonne heure l’attention et l’administration de l'École, où
cette branche des arts formait une section à part. Aux collections
de Dufourny et de Cassas s’ajouta la collection de réductions en
liège réunie par M. Auguste Pelet (1839); elle fit entrer à l’École
les effigies aussi exactes que possible, à l’échelle d’un centimètre par
mètre, des monuments antiques du midi de la France. La même
année, l’École acquit de Charles Texier cinq modèles de monuments
de l’Asie Mineure. Entre temps, l'École s’enrichissait des modèles en
plâtre de l’Arc de triomphe de l’Étoile (1837), des réductions de
Notre-Dame de Paris, de l’abbaye Saint-Bertin à Saint-Omer, de
l’abbaye de Belem en Portugal.

Mais bien autrement importants que ces modèles en miniature,
autrefois si goûtés ', aujourd’hui quelque peu dépréciés, sont les
dessins d’architecture, en d’autres termes les relevés de monuments
antiques ou modernes; l’École possède à coup sûr la collection la
plus considérable qui soit au monde : les vues de l’Égypte et de la
Grèce, par Huyot (1845), les dessins de Deseine, de Percier, de Coste,
de Clerget, de Caristie, de Lesueur, de Paccard, de Godebœuf, de
Tétaz, les admirables aquarelles de Joyau d’après les ruines de Pex*-
sépolis, enfin, et surtout l’inestimable collection des Restaurations,
d'après les monuments antiques de l’Italie et de la Grèce par les architectes
pensionnaires de VA cadémie de France à Rome.

La série des copies à l’huile fut à son tour brillamment inau-
gurée par la copie du Jugement dernier de Michel Ange, par Sigalon
(1833), à laquelle firent suite les dessins de Dutertre, d’après
Raphaël (1839) et de Richomme d’après le même maître (1867), les
copies d’après Paris Bordono, le Titien, Salvator Rosa (180/), etc.

La nomination d’un conservateur spécial, M. Louis Peisse (1835),
imprima une nouvelle impulsion â toutes les branches du Musée,
quelles que fussent d’ailleurs les difficultés avec lesquelles M. Peisse
eut à lutter au début : la Commission administrative de l’École, cette
oligarchie si dévouée, mais quelque peu ombrageuse, comme 1 avait 1

1. On sait qu'ît l'époque de la Renaissance, toute construction importante était
précédée de l'exécution d'un modèle en bois et que, dans le concours, les juges ne
se prononçaient que sur le vu do ces modèles, dont plusieurs existent encore
(dème de l'uvie, église San-Pelronio iï Bologne, dème de Florence, église Saint-
Laurent, dans la même ville, basilique du Vatican, etc.).
 
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