III. CASQUE DE VULCI.
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CASQUE DE VULCI.
Monuments, pl. III, A et B.
Dans l'année 1835, une fouille fut entreprise à Vulci, au
centre d'un tumulus dont la grande dimension et la forme en-
core régulière pouvaient faire espérer quelque découverte im-
portante. Deux chambres sépulcrales occupaient l'intérieur du
monticule : l'une renfermait un squelette de femme orné du
collier et de la fibule d'or publiés la même année par l'insti-
tut archéologique ; un vase en terre cuite, décoré d'une belle
peinture représentant l'enlèvement de Proserpine, était placé
près du lit funèbre.
Au centre de la chambre voisine, avait été enseveli un guer-
rier dans toute la pompe de son appareil militaire. Son boa
clier de bois recouvert d'une feuille de bronze et presque
entièrement détruit, était suspendu à la muraille; à ses pieds,
un monceau de lances, d'épées et de javelots brisés attestaient
ses exploits maintenant oubliés; un trépied avec des bas-reliefs,
un vase de métal fracturé, mais ciselé avec élégance et finesse,
une belle amphore de bronze à méandres délicats, incrustés
d'argent et dont les anses sont formées par deux figures viriles
nues d'une excellente sculpture archaïque, tous ces objets, ana-
logues entre eux par leur richesse et leur travail ample et sévè-
re, environnaient le guerrier étrusque. Celui-ci portait une
bague au quatrième doigt de sa main gauche; sa tête était en-
core coiffée d'un casque de bronze dont la richesse et les or-
nements méritent l'attention des archéologues.
D'une forme connue sous le nom iïaulopis ce casque était
destiné à être rejeté en arrière pendant la marche ou le repos,
et ramené comme un masque sur la figure de l'hoplite combat-
tant. Une garniture de clous d'argent borde le contour des
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CASQUE DE VULCI.
Monuments, pl. III, A et B.
Dans l'année 1835, une fouille fut entreprise à Vulci, au
centre d'un tumulus dont la grande dimension et la forme en-
core régulière pouvaient faire espérer quelque découverte im-
portante. Deux chambres sépulcrales occupaient l'intérieur du
monticule : l'une renfermait un squelette de femme orné du
collier et de la fibule d'or publiés la même année par l'insti-
tut archéologique ; un vase en terre cuite, décoré d'une belle
peinture représentant l'enlèvement de Proserpine, était placé
près du lit funèbre.
Au centre de la chambre voisine, avait été enseveli un guer-
rier dans toute la pompe de son appareil militaire. Son boa
clier de bois recouvert d'une feuille de bronze et presque
entièrement détruit, était suspendu à la muraille; à ses pieds,
un monceau de lances, d'épées et de javelots brisés attestaient
ses exploits maintenant oubliés; un trépied avec des bas-reliefs,
un vase de métal fracturé, mais ciselé avec élégance et finesse,
une belle amphore de bronze à méandres délicats, incrustés
d'argent et dont les anses sont formées par deux figures viriles
nues d'une excellente sculpture archaïque, tous ces objets, ana-
logues entre eux par leur richesse et leur travail ample et sévè-
re, environnaient le guerrier étrusque. Celui-ci portait une
bague au quatrième doigt de sa main gauche; sa tête était en-
core coiffée d'un casque de bronze dont la richesse et les or-
nements méritent l'attention des archéologues.
D'une forme connue sous le nom iïaulopis ce casque était
destiné à être rejeté en arrière pendant la marche ou le repos,
et ramené comme un masque sur la figure de l'hoplite combat-
tant. Une garniture de clous d'argent borde le contour des