Revue égyptologique — 6.1891

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J. DE ROUGÉ.

L. 45.

K. 38. (

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Je fus dans l'action de donner mes paroles à mon infanterie et à ma cavalerie,

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L. 45.

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en disant : «Raffermissez-vous, raffermissez vos cœurs, ô mes soldats, (ô mes

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cavaliers). Vous voyez mes hauts faits : j'étais

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L. 45.
K. 39.

p. s. y, 2.

lia Zatà cm amen em nebiu-à- àu tot-f hra-â

seul de ma personne! C'est Ammon qui a formé moi : est sa main avec moi.

1 Abydos remplace tut %eru-à «donner ma voix» par le verbe as «crier, parler». Il y a

2 J i Tf* *_° ne^'m * former, façonner (?) ». On ne connaît pas d'autre exemple de ce mot ainsi

écrit. Il faut, je pense, le rapprocher du verbe écrit ordinairement f^jj?")*,-a ou pJJo [ ^ n_a appliqué

à une action des dieux vis-à-vis des hommes. C'est quelque chose comme «faire, former». Puis il devient

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«façonner» (des métaux par exemple). Ex. (Todûenh. XV, 14) : v_^ QQC^v—«Tu façonnes
tes membres, toi qui t'enfantes toi-même!» Cf. Benkm. IV, 70, Ptah sculpte une figure :

Yfw) v^. v x X <^j^^ «Je forme tes membres : je donne vaillance et force a

' Ji s_o v___os_os_û <f^J<

tes bras». Faudrait-il cependant rapprocher ce verbe de [>m<~\ du titre ^Je^i traduit par le grec avTHtaXtDv

uxEpxEpou (comparaison des titres d'Epiphane à Philse avec le texte grec du Rosette)? Dans ce cas on pourrait
le comparer au copte «.oa\.tê, vis, robur. Dans sa traduction de 1870, mon père semble avoir adopté cette
seconde valeur, car ce passage est rendu par : «C'est Ammon qui m'a donné la force.»

Beugsch (Bict., p. 750) traduit nebiu dans ce passage de Pentaour par : «mon appui» et il tire ce

mot de aaama^| [ "Pj-, nebàu «chaise, selle (?) » (J. R.)

(La suite prochainement.)
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