Voltaire; Thurneysen, Johann Jakob [Oth.]; Haas, Wilhelm [Oth.]
Oeuvres Complètes De Voltaire (Tome Dix-Huitieme = Essai Sur Les Moeurs Et L'Esprit Des Nations, Tome III): Essai Sur Les Moeurs Et L'Esprit Des Nations — A Basle: De l'Imprimerie de Jean-Jaques Tourneisen, Avec des caractères de G. Haas, 1785 [VD18 90794095]

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HENRI ET MARGUERITE.

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qui avait trempé ses mains dans le sang du fils , alla
lui-même dans la tour de Londres assassiner le père.
Cette horreur peut être vraie , et n’est point du tout
vraisemblable ; à moins, comme le dit l’ingénieux
AL Wdlpole, que ce duc de Glocefter n’eut reçu I47I-
& Edouard IV son frère des patentes de bourreau en Henri
titre d’office. On laissa vivre Marguerite d1 Anjou , sait un saint;
parce qu’on espérait que les Français payeraient sa ^ygUnlrt1’
rançon. En effet, lorsque quatre ans après Edouard
paisible chez lui vint à Calais pour faire la guerre
à la France , et que Louis XI le renvoya en Angleterre
à force d’argent par un traité honteux, Louis dans cet
accord racheta cette héroïne pour cinquante mille
écus. C’était beaucoup pour des Anglais appauvris
par les guerres de France et par leurs troubles domes-
tiques. Marguerite d’Anjou, après avoir soutenu dans
douze batailles les droits de son mari et de son fils,
mourut la reine , l’épouse et la mère la plus malheu- 1482.
reuse de l’Europe ; et sans le meurtre de l’oncle de
son mari , la plus vénérable.

CHAPITRE CX VIL
Suite des troubles d’Angleterre sous Edouard IE,
sous le tyran Richard III, et jusqidà la fin du
règne de Henri Eli.
E d 0 u a r d IV régna tranquille. Le triomphe de
la Rofe blanche était complet, et sa domination était
cimentée du sang de presque tous les princes de la
Rofe rouge. Il n’y a personne qui, en coasidérant
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