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Banier, Antoine; Le Mascrier, Jean-Baptiste; Picart, Bernard [Ill.]
Histoire générale des cérémonies, moeurs et coutumes religieuses de tous les peuples du monde: représentées en 243 figures (Band 1) — Paris, 1741

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https://doi.org/10.11588/diglit.3856#0067
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EXPLICATION
DE QUELQUES MONUMENS ANTIQUES>
G ont il ejl parlé dans la Differtation du Culte Religieux,
£^ qui sont reprêsentés dans cette Planche.
I.
A Première Figure représente un Temple de Po~
m o n e bâti dans un Bois, ou plutôt dans un Verger. Po-
mone étoit une Nymphe. Dans la suite elle devint femme de
Vertumne, qui étoit regardé chez les Latins comme le Dieu
de l'Automne, ou plutôt de l'Année entière ; son nom ve-
nant de vertere, tourner. On croioit aussi qu'il se mêloit des
Contrats de vente Se d'achat, & qu'il déterminoit ou changeoit les pensées
des hommes dans les asfaires civiles. Vertumne fit l'amour à Pomone sous diver-
ses formes, dont aucune ne fut capable de gagner le cœur de la DéefTe ,
que celle d'un jeune homme , à laquelle il eut enfin recours. Pour s'épar-
gner une infinité de peines & de soupirs, il eût dû la prendre d'abord. Ovide
a décrit toutes les métamorphoses de Vertumne , avec une naïveté & une
élégance inimitables.
Pomone , comme femme de Vertumne, fut reconnue pour DéesTe. Elle pré-
sidoit sur les jardins , ou plutôt sa jurisdiétion ne s'étendoit que sur quelques
fruits. On lui en orTroit en sacrisice. On la représentoit jeune corameH^e,
& couronnée de sseurs. Son Prêtre s'appelloit chez les Romains Flamen Po-
monalis, Se sa dignité étoit proportionnée au pouvoir de la DéefTe ; car il
étoit le dernier, & le moins considérable des Prêtres connus sous le nom de
Flamines.
I I.
Les differens Aspersoirs reprêsentés dans les Médailles qui sont
à côté du Temple de Pomone , étoient en usàge dans les Luslrations. L'article
seul des Luslrations nous meneroit loin, si nous voulions seulement rappor-
ter ici une partie de ce qui regarde cette matière curieuse, que Lomeierus a
traitée avec érudition dans un asfez gros Volume. On n'admettoit pas indis-
séremment toute sorte de perfonnes à cet office Religieux. Comme la Lu-
xation étoit une cérémonie pratiquée pour expier en quelque saçon les pé-
chés du Peuple, d'une Famille, ou de quelques Particuliers ; pour racheter
Tome I. E
 
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