Bulletin du Musée National de Varsovie — 21.1980

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est terminće et peut ćtre exposće, achetee ou vendue.2 La signature est generalement constituee
par le nom patronymique accompagne ou non d'unc ou de plusieurs initiales, d'un ou de plu-
sieurs prenoms, qui peut etre rcmplace par le monogramme ou le signe symbolique suivi, pas
toujours, d'une date et du licu de creation de l'oeuvre. Parfois la signature est constituee par
un long enonce se composant menie dc plusieurs phrases. II arrive qu'elle se compose d'une
phrase simple ne comportant qu'un sujet en formę de nom dauteur et un predicat ecrit en
abrege c'est-a-dire p.ex. l'abreviation fec, fet, fc., f, del., d. (delineatit) etc. On rencontre assez
souvent, surtout sur de vieux tableaux, des signatures en formę de monogrammes c.-a-d. les
principales lettres d'un prenom et d'un nom d'artiste. II y avait des peintres qui n'apposaient
que des monogrammes a leurs ouvrages, d'autres, p.ex. Diirer ou Hans Suess de Kulmbach,
en generał des monogrammes, d'autres encore (p.ex. Matejko ou Wyspiański) utilisaient les
uns et les autres. Sur de vieux tableaux, on rencontre en principe aussi des signatures sous
la formę d'un signe symbolique comme, p.ex. une figurę geometrique ou un objet qnelconque.
Le serpent (dragon?) aile de Lucas Cranach peut nous servir ici d'cxemple classique. On ren-
contre des signatures et d'autres textes ecrits sur la peinture ainsi que sur le support. Certains
artistes signaient seulement aux endroits precis3 mais c'est un trait assez rare qui peut etr e
considere comme distinctif, individuel. "Les petits maitres neerlandais" avaient 1'habitude
de signer sur le feuillagc d'un arbre, les meubles peints etc. II y a des signatures sur les car-
touches qui peuvent se trouver au bas d'un tableau ou bien faire partie du contenu presente
dans le tableau. II arrive que la signature est cachee et seulement 1'application de techniąues
speciales d'ćclairage (UV, IR etc.) ou bien l'enlevement de 1'encadrement pour laisser voir
la partie masąuee nous permettent de la relever.

L'authenticitć de la signature ne prejuge pas de Fauthenticite du tableau et inversement,
1'authenticite du tableau ne prejuge pas de 1' authen ticite de la signature. La litterature du
sujet et mes recherches prouvent qu il y a quatre situations possibles, c.-a-d:

1) Le tableau et la signature sont authentiąues,

2) Le tableau et la signature ne sont pas authentiques,

3) Le tableau est authentique, la signature est non-authentique,

4) La signature est authentique, le tableau est non-authentique.

Les deux premieres situations sont claires. Cest l'exemple classique du tableau completement
authentique ou bien de la falsification classique. Les deux suivantes sont deja plus compliquees.
Le troisieme cas c'est le tableau signe par une autre personne qui n'en est pas 1'auteur. Le plus
souvent e'est une formę de falsification. Le faussaire choisit un tableau semblable aux oeuvres
d'un artiste apprecie sur le marche et le signe de ce nom. L'histoire nous donnę encore d'autres
exemples. Le tableau p.ex. de Cima da Conegliano pris incontestablement au XVIIIe ou au
XIXe siecles pour le tableau de G. Bellini etait signe de ce dernier nom dans la fausse conviction,
bien qu'un peu motivee, que c'etait son oeuvre. On connait aussi des cas de signatures non-
-authentiques qui etaient pourtant conformes a la verite. Sandrart en trouvant le tableau non

2. H. J. Fiirste: "Die rcchtliclie Beurtcilung der Kunstwerkfalschuilg*1 in: Fiilscliung und Forschung, Museum Folkwang
Essen und Staatliche Museen Preussischer Kulturbesitz, Berlin, 1976, p. 12; Słownik terminologiczny sztuk pięknych (redige
sous la dircetion de S. Kozakiewicz), Warszawa, 1969, p. 333; T. Wiirtenberger, "Criminological and Criminal-Law Pro-
blems of the Forging of Paints" in; Aspects of Art Forgery— Strafrcchttelljke en Criminologische Onderzoeklngen, The
liaguc, 1962, p. 26 et d'autres.

3. Cf. p. ex.: P. Eudel, Le truąuage, Paris, 1884, p. 101.

4. Cf. p. ex.: O. Kurz, Fakes. A Handbook for Collectors and Stadents, London, 1948, p. 36.

5. J. Białostocki, M. Walicki, Malarstwo europejskie w zbiorach polskich (1300-1800), Warszawa, 1955, pp. 473-474. L'exemple
plus typique c'est 1'inscription sur La Dame a 1'herminc do Leonard da Vinci.

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