Cagnat, René ; Goyau, Georges
Lexique des antiquités romaines — Paris, 1895

Page: 82
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CONT

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CORN

que du consentement du maître, ne
comptait pour rien, et le seul effet civil
qu’il pût entraîner était d’empêcher
l'union entre les affranchis parmi les-
quels le contubernium avait produit des
cognationes.
Le mariage d’un homme libre avec
une esclave, ou d’une esclave avec une
femme libre s’appelait également con-
tubernium.
II. Dans la langue militaire, le con-
tubernium est le groupe de soldats qui
couchent dans une même tente, soit gé-
néralement dix hommes commandés
par un decurio. (Voir ce mot).
M.-A. R.
Contus. 1° Croc, longue perche
munie d’une pointe de fer, employé
par les matelots pour pousser une
barque, tenir le bateau à distance des
rochers et de tous les corps contre
lesquels il pourrait s’endommager, son-
der la profondeur de l’eau, etc;
2° Longue lance de cavalerie, qui
ressemblait à la sarisse macédonienne,
et qui faisait partie de l'armement de
la cavalerie romaine. G. M.
Conubinm. Mariage (Voir Nuptiae).
Plus précisément, les mots conubium et
jus conubii signifient l'aptitude légale
à contracter mariage. Les esclaves
n’ont jamais le jus conubii (Voir Contu-
bernium). Il fait défaut aux Latins et
aux pérégrins, à moins de concession
spéciale. Il n’existe entre patriciens et
plébéiens qu’à partir de la loi Canuleia
(445 av. J.-C.), entre ingénus et affran-
chis qu’à partir de la loi Julia de ma-
ritandis ordinibus (18 av. J.-C.). 11
n'existe ni entre des proches parents,
ni entre des alliés {affines}.
Conns. Cimier conique au sommet
d’un casque, au haut d’une coiffure,
le conus s’appelle plutôt apex. Voir
ce mot. G. M.
Conventns juridiei. 1° Circonscrip-
tions judiciaires dans les provinces;

elles sont fixées par la lex provinciae;
2° endroits où les magistrats (gouver-
neur ou ses questeurs tiennent leurs
audiences dans les provinces.
Cooptatio. Libre choix d’un mem-
bre nouveau par les membres d'un
collège ou d’une corporation.
Copica. Bouffon. Ces bouffons ne
paraissaient pas sur le théâtre, mais
vivaient dans la maison de l’empereur,
comme les fous de cour au moyen
âge. G. M.
Coqnns. Primitivement boulanger,
puis cuisinier; c’était un esclave qui,
d’abord fort méprisé, devint sous l'Em-
pire un des serviteurs les plus influents
de la maison. F. V.
Corbis. Panier en osier, de grandes
dimensions, profond et de forme co-
nique. Il servait en général aux usages
rustiques, à recueillir les épis, le four-
rage, les fruits, etc. Il ressemble beau-
coup au calathus. G. M.
Corbita. Vaisseau de charge tnavis
oneraria}, à voiles, large et massif. Il
servait surtout au transport des vivres
et des grains, ce qu’indiquait une cor-
bis placée au haut du mât et qui a
donné, son nom au navire.Voir Navis.
G. M.
Cornicen. Joueur de cornu. Ils étaient
rangés avec les tubicines et les accensi
dans la quatrième classe de citoyens.
Ils formaient une centurie à part (Voir
Classis, Centuria). En temps de paix,
ils étaient employés à diverses fonc-
tions dans les cérémonies religieuses
et publiques : ils convoquaient aux
comices, au tribunal, assistaient aux
funérailles, etc. A la guerre ils avaient
un rôle spécial, distinct de celui des
tubicines et semblent avoir été sur-
tout employés pour communiquer des
ordres aux porte-drapeaux et pour
signaler aux troupes les mouvements
des signa, c’est-à-dire pour transmettre
l’ordre d’avancer ou de reculer. Peut-
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