Dacier, Émile; Vuaflart, Albert
Jean de Jullienne et les graveurs de Watteau au XVIII. siècle (Band 1): Notice et documents biographiques — Paris, 1929

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Fig. 87. — Saint-Eustache, ou furent célébrés le mariage de Jean Gluco
ET LE BAPTÊME DE JEAN DE JuLLIENNE.

I
DEUXIÈME PARTIE
JEAN DE JULLIENNE
NOTICES ET DOCUMENTS BIOGRAPHIQUES

1667. Jean Gluco. — Jean Glucq, né à Amsterdam, fils de Jean Glncq, marchand
établi dans la même ville, et d’Anne Vouvais, vint, sur les instances de Colbert, s’établir
à Paris pour y fonder une manufacture de teinture, façon de Hollande, suivant certains
procédés dont il avait le secret.
11 s’installa dans une maison du faubourg Saint-Marcel, rue des Gobelins, voisine de
l’Hôtel Royal des Gobelins fondé par Louis XIV en 1662 et nommé Manufacture des
Meubles de la Couronne.
Glucq louait à bail la maison, et obtenait, le 19 novembre 1667, un privilège de
vingt ans, « pour le blanchiment des étoffes de laine et pour la teinture écarlate, rouge,
cramoisi, pourpre, vert, etc., à la mode de Hollande ».
Pourvu d’un privilège lui garantissant des avantages certains, il possédait un mono-
pole de fait, et pouvait faire appel à des bailleurs pour obtenir les fonds nécessaires à la
mise en marche de ses entreprises. Les emprunts, à cette époque, se traitaient généra-
lement au moyen de constitutions de rentes au profit des prêteurs; le taux était fixé au
denier 20, c’est-à-dire à 5 pour cent; un impôt du dixième était retenu sur les arrérages.
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