Le Grelot: journal illustré, politique et satirique — 17.1887

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17 e ANNBE — N° 829

FRANCE : 15 CENTIMES

27 Février 1887.

BUREAUX

5, Cité Bergère, 5
PARIS

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Un numéro : (Iranco) 15 c.

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BUREAUX

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6 mois
31 »

3 mois

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Charivari.

80 »

40

))

20

))

*Chasse illustrée . .

30 »

15

))

7 60

Constitutionnel. . .

48 »

24

))

12

))

Défense.

39 »

20

»

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))

*Dix-neuvièm c Siècle

62 »

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Drapeau .

20 »

12

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7

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Droit.

64 »

32

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16

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Événement.

64 »

32

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16

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Echo de Paris . . .

38 »

19

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*Estafette.

24 »

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Figaro. .

“Français.

78 »

39

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68 »

31

»

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))

France avec la Répu-
blique illustrée . .

40 »

20

»

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))

*Gaulois.

64 »

32

»

16

))

Gazette de France.

66 »

35

))

18

»

Gaz. des Tribunaux

72 »

36

))

18

))

Gil-Blas.

60 »

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16

))

*Ulustration.

36 »

18

»

9

»

*Intransigeant. . . .

28 »

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Journal des Débats.

72 »

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18

))

Journal Officiel. . .

40 »

20

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10

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*Justice.

48 »

24

))

12

))

♦Liberté.

48 »

25

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13

))

Loi.

40 »

20

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10

))

*Matin.

40 »

20

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10

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Monde.

46 »

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»

12

»

*Monde illustré . . .

24 »

13

»

7

))

*Moniteur universel.

60 i

32

»

17

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Mot d’Ordre ....

28 »

15

»

8

»

♦National.

52 »

26

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13

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*Nouvelle Revue. . .

56 »

29

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15

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Taix.

24 »

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♦Paris.

40 »

20

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♦Patrie.

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Pays.* • ‘

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32

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Petit Journal. . . .

24 »

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*Petit National . . .

24 »

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*Petites Affiches . .

45 »

24

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*Petite République .

24 »

12

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6

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Radical.

20 »

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6

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Rappel.

54 »

27

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13

50

République franç. .

64 »

32

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»

*Revue illustrée. . •

36 »

18

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9

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*Revue des Deux-Mon

56 »

29

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15

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Semaine financière.

12 »

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»

Siècle .

64 »

32

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16

))

*Soir.

56 »

30

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16

»

Soleil.

25 »

15

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8

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*Tèlégraphe (1) . . .

48 »

24

»

12

»

Temps.

68 »

3T

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17

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Univers.

65 »

28

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15

»

*Vie Moderne . . . .

24 »

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Vie Parisienne. . .

30 »

16

))

8

50

Voltaire.

56 »

29

))

15

ï

(1) Par exceplion, les abonnésau Télcgraphe
reçoivent le Qrelot gratuitement pendant toute
la durée de leur abonnement.

PRlS par l’entremise de M J. Madre, les abon-
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ou moins long.

11 n’est pas donné suite aux
deinandes d’abonnements non ac-

compagnées d’un mandat-poste ou d’une
valeur au nom de M. J. Hadre, S, Cité
Bergère, à Paris.

GAZETTE DE MÛNTRETOUT

I.agénérale Nineus Itousson.

Le procès de Porquerolles est désormais
chosejugée.

Le couple Roussen et ses gardes-chiour-
mes sont condamnés, qui à de légères
amendes, qni à de légers mois de prison.

Les considérants du jugement sont fort
sévères en ce qui concerne « Ninous, fem-
me Roussen », laquelle n’ayant ni droits,
ni titres, « était néanmoins considérée par
les enfants et les surveillants comme ia
patronné, lagénérale ».

Enfoncée la maréchale Booth ! la générale
Pierre Ninous (50 centimes la ligne à la
Petite Rèpublique) pense désormais entre-
tenir ses lecteurs des drames de l’enfance
et du relèvement du prolétaire !

Eh bien! vous croycz sans doute que la
morale publique est satisfaite du jugement
des magistrats toülonnais ?

Ah! bien ouiche ! la morale publique est
tout simplement consternée ! Ge n’est pas
Ninous, ce n’est pas Bianchoni, ce n’est pas
Roussen que j’eussc déciaré eivilement
responsable 1 C’est le Conseil municipal de
Paris, si pétri de thèines humanitaires en
théorie et si plein de morgue et d’intolé-
rance en pratique.

L’affaire de l’ile de Porquerolies a ouvert
les yeux du public sur les affaires de ca-
maraderie mêlées de spéculafeion.

Le vrai coupable, c’est le Conseil muni-
cipal et l’assistance publique.

Voilà ce qu’aurait dû plaider l’avocat dc
M mo Roussen.

R en a été autrement et les juges oot
condamné la génërale.

R est vrai qu’ils n’ont rien compris à
leur jugement... Ni nous non plus !

La question Egjptienue.

La perffde Albion commence à trouver
qu’il y a des occupations plus lucratives
que l’occupation de l’Sgypte.

Aussi propose-t-elle, comme solution,
la neutralisation de la terre des Pharaons
et d’Arabi-Pacha.

Pauvre Angleterré ! Après avoir essayé
dc nous entraîner dans une nouvelle guerre
contre PAllcmagne pour cacher ses tripo-
lages en Egypte, la voilà réduile à avouer
son impuissance. C’est dur ! surtout au mo-
ment où tont est enfête au pays des brouil-
lards pour fêter le cinquantenaire de la
veuve Albert d’Augustenbourg-Choucrout-
man.

Cette anuée, le jubilé nc fera guère rire
les sujets de Whiskeytoria, quand on songe
surtout au nombre inconcevable de soldats
anglais qui sont morts en Egypte d’une
foule demaladies plus ou moins honteuses!

Tarole! quand on examine l’état actuel
de PEurope, on trouve encore que c’est en
France que la sécurité est la moins me-
nacéeI

I.aissons donc les Anglais tirer pour nous
les marrons du feu en Egypte, —une fois
n’est pas coütume, — et rions de les voir
dans une situation près Caire.

II. (ioblet c IUa.rmiteux ».

11 paraît qu'il Cxiste une association très
républicaine, et pourtant très huppée, qui
s’intitule modestement la Marmite.

M. Goblet a été reçu, l’autre soir, mem-
bre de cette franc-maçonnerie de la four-
cliette.

M. Herbette lui a déclaré que ce n’était
pas le Président du Conseil que l’on avait
invité, mais le Goblet pur et simple.

Et M. René Goblet, au lieu de parler en
« simple Goblet», a profité de la circons-
tance pour faire, inler pocula, un speech
politique des plus... marmileux.

Voilà désormais M. Goblet au courant de
la vraiefaçon de faire bouillir la marmite.

Puisse-t-il personnellemcnt ne jamais
boirc un bouillon 1

*

* *-

« Tarluffe « au Scnat.

M. de Gavardi et M. Buffet se déclarent
personnellement offensés dc ce que les
enfants des écoles municipales aient été
conduits à une représentation de Tartufe.

Et le Temps, journal des deux sénateurs,
Aîlrien et Jacques fKbrard, fait chorus et
déclare que Tartufe est une œuvre immon-
de ! Molière condamné par les frères Hé-
brard ! Ous-qu’est mon goupillon ! Ah! ça,
sommes-nous donc moins libéraux que
Louis XIV lui-même, qui a autorisé Tartufe
cn dépit des saintes colères de Bossuet.

M. de Gavardi trouve qüe

Cachez-moi ces attraits que je ne saurais voir
peut donner des idées immorales à l’en-
fance. Je ne dis pas le contraire; mais
somme toute, c’est encore plus moral que
Francillon et autres pièces soi-disant à
thèse, où les mamans conduisent sans dan-
ger leurs filleltes !

Buffet choqué par TarlUfe! Quel sujet de
tableau pour la prochaine exposition des
arts incoliérents !

*

«i *

Charilé bicn ordonnée.

Monsieur et Madame dincnt en ville.

A la fîn du repas on sert le café.

— Tu'sais, bobonne, dit monsieur, si tu
vcux me faire bien, bien plaisir, tu ne
prendras pas de café. Ça m’empêche de
dormir !

Montretout.

----

ZIGZAGS

La cour d’assises commenco à n’ètre plus,
comme la correctionnelle, qu’un simple tri-
bunal de première instance, qui relève quel-
quefois de la cour de cassation, mais toujours
de celteimpiloyable cour d’appel de l’opinion
pubiique, dont il faut bien, quoi qu’on en ait,
en fin de compte, sinon accepler, du moins
subir les arrèts.

Pour l’affaire Garraud, les arrèts ont été una-
nimos.

Tous ont applaudi à l’acquiltement du fils.

Tous ont déploré la non-condamnation du

père.

Mais patience.

Gelui-ci est marié,

Avec une veuve,

Qui lui parlera sans eesse de son premier
mari,

Et qui, — séparée de biens, — lui serrera

les cordons de la bourse s’il fait mine de re-
gimber.

Je ne le vois pas si beau que ça, moi, Gar-
raud !

Fi ! Garraud! Delpit lui-môme, le père du
fils à Coralie, Delpit te renie.

Alas, poor Garraud. — Garraud Ivrack

X

Quant à la condamnation des conjoints de
Roussen, je n’en dirai rien.

Du reste, voilà quinze jours que je voyagc
dans le Midi, — au pays des engelures, — el
je n’ai fait que parcourir les journaux, sàns
les lire à fond.

Mais je crois cependant me souvenir vague-
ment du bruit dc la démission de M. Cbarles
Quentin.

Je parierais dix sous que l’on me confir-
mera le fait à mon arrivée à Paris.

X

Dn dément le bruit que les travaux du port
de Bizerte soieut commencés.

On drague le canal, il est vrai, mais c’ost
parce qu’il est ensablé.

Quand on prend du sable, on n’en saurail
trop prendre.

Espérons donc que, si les travaux ne sont
pas encore commencés, ils ne seront pas
achevés de si tôt.

Si, par avenfure, les Macaronis deman-
daient des explicafions, il n’y a qu’une sculo
cliose à faire :

Goniier le poste d’ambassadeur à Rome à
M. Margue.

Voilà un homme qui saura répondre et pla-
cer son motl...

X

On s’est demandé ce que les Boches vou-
laient faire des casques de dragons français
qu’ils cbercbaient à collectionner à Metz.

La réponse est bien simple.

Ges casques étaient destinés à un service
d'éclaireurs-espions, grâco auquel on espérait
aniver à nous faire casgmr de cinq nouveaux
milliards.

Malbeureusement, — pour lui, — Bismarck
perd un peu trop de vue que, dans notre pays
anti-clérical que, de ces cinq-là, n’en faut
plus !...

X

Les Bocbes menacent d’expulser d’Alsace-
Lorraine tous les indigènes.

Ils seraient mieux inspirés en expulsant
lous les immigrants d’outre-Rhin.

Cela serait plus rationnel,

Plus logique,

Plus simple,

Plus facile,

Et, surlout, cela leur coùterait moins clier!

X

— Garçon, qu’est-ce que c’est que ça?

— G’est du beurre, monsieur.

— Jamais de la vie ! j’aimerai mieux man-
ger de la... que celte infamie-là.

— Trôs bien monsieur. Cbef, un cambronnc
à l’as.

Gringoirk.

-4b-

ESPRIT DE PARTOUT

Le professeur Talbot disait l’aulre jour à
Pun de ses élôves, un joli cabotin de l’avenir :

— Mon garçon, je suis content de toi. Je te
rencontro toujours avec des feimnes dont la
maigreur ferait rêver Pharaon... II faut eonli-
nuer... Tu prendras ainsi l’habitude des plan-
ches.

—o—

Le grand chefd’une tribu d'antbi'opopbages
se pourlèche les lèvrcs en dégus'ant un filet
de lord anglais rôli à point.

Tout à coup il se pencbe vers son chambellan
et, d’nn ton réjoui ;
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