L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 2)

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L'ART.

de toiles sont déjà assurées à cette Exposition, et que celle-ci
sera l'une des plus brillantes que le Havre ait encore possé-
dées.

Les souscriptions ont atteint un chiffre plus élevé qu'on ne le

pensait d'abord et, jointes à la subvention de la Ville, elles con-
tribueront à l'achat de nombreuses toiles pour la loterie, dont le
tirage est fixé après la clôture de l'Exposition.
L'ouverture aura décidément lieu le 15 juillet.

FAITS

Tous les amateurs savent que notre collaborateur, M. Edouard
Bonnaffé, est un infatigable chercheur, et que, à force de cher-
cher, il est parvenu à réunir chez lui une collection, qui serait
dix fois plus nombreuse, si son goût lui permettait de colliger
autre chose que des pièces de premier choix, mais qui, par cela
même, a une valeur inestimable. Ce collectionneur délicat a en-
core une autre particularité bien étrange : il n'est pas égoïste et
sait à l'occasion lâcher ses trésors. C'est ainsi qu'il vient de
donner au Louvre plusieurs objets d'un grand intérêt :

i° Une tête en pierre, du xnr siècle, représentant un saint
et provenant, selon toute probabilité, de la Sainte-Chapelle.
Cette têcc est très-belle, c'est une œuvre française; à ce double
titre c'est une très-heureuse acquisition pour le Musée national
du Louvre;

2" Une statue de Sibylle, en marbre blanc; ouvrage italien
du xive siècle;

3" Quelques échantillons français de carreaux de faïence de
diverses époques.

Les deux premiers objets sont exposés au Musée de la Re-
naissance, salle Michel-Colomb.

DIVERS

Au moment où M. Reiset, le directeur de nos Musées, écrit
des notes pour exciter la sollicitude de nos députés en faveur de
nos collections; au moment où tous ceux qu'intéresse la question
artistique appuient de leurs vœux les légitimes réclamations de
M. Reiset, M. Bonnaffé fait mieux, il choisit dans sa collection
ce qui peut le mieux convenir au Louvre, il se dépouille dans
l'intérêt du public. C'est là un exemple peu commun malheu-
reusement chez nous ; et cependant là serait le vrai remède à la
pénurie de nos collections.

— L'Académie française vient de décerner le prix Bordin à
l'ouvrage de notre collaborateur M. Gustave Desnoiresterres,
Voltaire et la société du xvme siècle.

Samedi 29 mai, l'Académie des Beaux-Arts a procédé au
choix de la cantate pour le prix de Rome : soixante-dix-sept
candidats s'étaient présentés. A l'unanimité, le choix du jury
s'est porté sur Clytemnestre, scène lyrique à trois personnages,
par notre collaborateur, M. Roger Ballu, fils de M. Ballu, archi-
I tecte, membre de l'Institut.

NOTRE EAU-FORTE

Cette livraison est accompagnée d'une planche gravée pour | Watteau : Gilles, du Musée du Louvre (Collection Louis La
l'Art, par Ml!' 'Rachel Rhodon, d'après le tableau d'Antoine I Caje).

NÉCROLOGIE

M. Richard Burchett, le chef estimé de l'Ecole d'art j tions judiciaires et qui est l'auteur d'importants ouvrages

de South Kensington, est mort à Dublin, le 27 mai, après une
longue maladie. Il avait été attaché au département des
Sciences et des Arts dès sa fondation, après avoir été profes-
seur à l'Ecole du dessin à Somersct-House. M. Burchett
était également peintre d'histoire de mérite; plusieurs de
ses œuvres ont été exposées à la Royal Academy dans les
dernières années, ainsi qu'en province. On lui doit la série
des portraits des souverains d'Angleterre dans le Robing-
Room de la Chambre des Lords. Ses ouvrages de géomé-
trie pratique et de perspective, très-recherchés des étudiants,
ont eu de nombreuses éditions.

— Les journaux allemands annoncent la mort du peintre
et graveur sur acier, Adam Klein, décédé à l'âge avancé de
quatre-vingt-trois ans. Né à Nuremberg, Klein était entré
comme élève à l'Académie Impériale des Beaux-Arts de
Vienne en 1811; après avoir séjourné à Vienne jusqu'en
1837, il s'établit à Munich. Il était connu comme peintre
d'animaux, mais ce sont surtout ses eaux-fortes qui le pla-
cent à un rang élevé. Plusieurs pourraient être comparées à
celles des meilleurs maîtres hollandais. On dit qu'il a laissé
une collection complète de ses propres planches et on espère
les faire acquérir par le Musée national avant qu'elles ne
soient éparpillées.

sur l'histoire de l'art, M. Karl Schnaase, est mort le 20 mai
à Wiesbaden. Né le 7 septembre 1793 * Dantzig, étudiant
en droit à Heidelberg, disciple de Hegel qui exerça une
grande influence sur son esprit, Karl Schnaase, après avoir
occupé de 1819 à 1825 différentes positions à Kœnigsberg,
entreprit en Italie un voyage qui fut le point de départ de
ses études artistiques. Rentré dans son pays, nommé asses-
seur à Kœnigsberg, plus tard procureur du roi à Dussel-
dorf, il vécut dans l'intimité d'Immermann et de Mendels-
sohn, et prit un grand intérêt au mouvement artistique dont
cette ville était le centre. Appelé à Berlin en 1848 en qualité
de conseiller, il donnait sa démission en 1857 pour se con-
sacrer à ses études favorites, et après une année passée à
Rome, 1865-66, il venait se fixer à Wiesbaden en 1867.
Ses Lettres néerlandaises. impressions de voyage et d'art,
publiées à Stuttgard en 1834, avaient donné une première
idée de son sens esthétique et historique, mais son ouvrage
le plus considérable est son Histoire des Beaux-Àrts en huit
volumes, commencée en 1843, terminée en 1874, remar-
quable par l'étendue des recherches et une connaissance
approfondie et détaillée du sujet au point de vue historique,
philosophique et technique, et considérée en Allemagne
comme un des maîtres livres qui aient paru sur la matière.
En 1858, Karl Schnaase avait fondé avec ses amis Grùneisen
Un magistrat qui a rempli en Allemagne de hautes fonc- ; et Schnorr le Christliche Kunstblatt.

J

Le Gérant, HIPPOLYTE HEYM4NN,
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