L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 2)

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L'ART.

Caprcse. La cérémonie s'esc accomplie le 13 juin en présence
des autorités de Florence et de plusieurs délégués du comité
florentin des fêtes michelangesques, le commandeur Peruzzi,
syndic de Florence, le commandeur Gotti, directeur du Musée,
le commandeur Pozzi, et le marquis Filippo Torrigiani. Voici
l'inscription qui se trouve sur la pierre commémorative :

QUI

IL 6 MARZO 1474
A LODOVICO BL'ONAROTTI
POTESTA DI CIIIUSI

E

DI CAPRE S E
PER IL COMUNE DI FIRENZE
NACQUE DA MADONNA FRANCESCA DEL SERA
UN FIGLIUOLO C HE FU

MICHEL ANGELO

E L'ANNO 1875
IL COMITATO FIORENTINO
NELLA ESULTANZA DEI POPOLI
CEE ABITANO TRA LE FONTE DELl'aRNO E DEL TE VE RE
QU ESTA MEMORIA
A INAUGURARE LA CELEBRITA CENTENARIA
IN NOME D'iTALIA
PONEVA

Ulllustraiione univers aie, de Milan, à qui nous empruntons
cette inscription, publie un dessin de l'inauguration et une vue
du château de Caprese.

Portugal. — L'Association des architectes de Lisbonne
vient de placer dans son Musée un magnifique tombeau en
marbre, provenant de l'église sécularisée de l'ancien couvent de
Saint-François, à Santarem. Ce tombeau, qui remonte au règne
de dom Fernand Ier, esc exécuté dans le style le plus riche de
l'art du moyen âge. La surface entière est couverte de boucliers,
bustes, arabesques et figures, dans un style très-orné et très-
travaillé. Entre les boucliers sculptés, qui sont au nombre de
vinge-deux, on remarque des figures grotesques d'une composi-
tion humoristique et bizarre; notammenc un alchimiste assis sur
un coussin, et examinant attentivement un flacon qu'il tient dans
la main. Ce tombeau a été construit par ordre du comte Ginjon
de Noronha, qui avait épousé donna Isabelle, fille du roi dom
Fernand Ier ; c'est pourquoi l'écusson de cet illustre monarque,
petit fils du roi don Fernand II de Castille, est gravé en diffé-
rents endroits sur les côtés. C'esc aux démarches de son prési-
dent, le chevalier Silva, que l'Association des architectes de
Lisbonne, doit d'avoir pu transporter ce tombeau dans son
Musée où il est désormais en sûreté.

PRIX DU CONCOURS DE SÈVRES

Lundi tp juillet, à lo heures du matin, le conseil de perfec-
tionnement de la manufacture nationale de Sèvres, constitué en 1
jury avec l'adjonction de M. Reiset, directeur des Musées natio- !
naux, et de M. Robert, administrateur de la manufacture, s'est
réuni en séance dans la chapelle de l'Ecole des Beaux-Arts, où
se trouvaient disposés sur des socles garnis de draperies brunes,
et exposés publiquement depuis la veille, les quatre vases soumis !
à l'épreuve définitive. M. Wallon, ministre de l'instruction publique
et des Beaux-Arts, s'y était rendu de son côté pour présider la j
séance. Il a voulu témoigner ainsi de l'intérêt que l'Etat attache à cet
appel adressé à tous les artistes. Tous les membres du Conseil
étaient présents, à l'exception de M. Barbet de Jouy, qui est en
voyage en ce moment. Au premier tour de scrutin, le nom de
M. Mayeux est sorti avec la majorité des suffrages et a été pro-
clamé. Néanmoins, le Conseil a formé immédiatement le vœu que
l'Etat achetât pour le compte de la manufacture le beau vase de
M. Lameire à qui, nous a-t-on assuré, il n'a manqué qu'une voix
pour disputer la victoire à son heureux concurrent. Immédiate-
ment, le nom de M. Mayeux a été affiché, la séance a été levée et
un grand nombre d'artistes et de public ont envahi la salle.

— Annonçons que le Conseil supérieur des Beaux-Arts a
' adopté,dans sa séance du 5 juillet, les conclusions du Conseil de
perfectionnement en faveur de la création d'un atelier de mosaïque,
d'une direction d'art à la manufacture et d'une Ecole spéciale de

dessin avec ses applications à l'industrie de la porcelaine. En
; conséquence, le Conseil s'est réuni mercredi dernier pour étudier
le programme des études; il a rejeté, pour les éléments initiaux
de l'enseignement du dessin, l'usage de l'estampe et surcouc des
photographies. Il n'a fait d'exception sur ce point capital que
pour les simples tracés donnant le géométral des vases qu'on
choisira comme les types les plus purs et les plus beaux. Il a de
plus admis en principe la création de pkees de boursiers à l'Ecole,
places qui seront réservées aux villes de Paris et de province qui
voudraient envoyer des jeunes gens se perfectionner à l'Ecole et
dans les ateliers de la Manufacture nationale; ces boursiers ne
seront reçus, comme il convient, qu'après avoir subi l'épreuve
d'un examen. Ces divers projets sont à l'étude et ne tarderont
pas à être soumis à l'approbation du ministre, qui ne décidera
rien du reste de sa propre initiative et demandera un nouvel
allégement de sa responsabilité à la Commission supérieure des
Beaux-Arts.

A ce propos, qu'on nous permette de réclamer la publication
des acquisitions faites cette année au Salon par la sous-commis-
sion des achats. Il sera intéressant de voir si le cas de M. Cabanel
est un fait isolé, une simple affaire de politesse, peu excusable du
reste, ou si, comme on le dit à tort, espérons-le, les questions de
personnes ont plus pesé sur les choix de la Commission que la
considération du mérite relatif des concurrents.

— 11-nnnMmm.........■.....llllMllil ■■■■■««■—^■^■^^MMM^MIIIimin

NECROLOGIE

Le 9 juillet est mort à Vienne, âgé de soixante-dix ans,
le peintre Christian Ruben, ancien directeur des Académies
des Beaux-Arts de Vienne et de Prague. Après avoir
étudié à Dusseldorf sous Cornélius, il avait habité Munich
où il avait peint un tableau resté célèbre en Allemagne,
Ave Maria, souvent reproduit par la gravure. Il avait
exécuté aussi de nombreux cartons pour des verrières et
des fresques pour le Au-Kirche de Munich et la cathédrale
de Ratisbonne. Appelé à Prague en 1841 pour diriger et
réorganiser l'Académie des Beaux-Arts de cette ville,
Christian Ruben fit preuve d'une grande capacité dans

l'accomplissement de sa tâche. Sa besogne directoriale ne
l'empêcha pourtant pas de peindre des fresques pour le
Rudolf-Belvédère, et un tableau, qui est considéré comme
une de ses meilleures œuvres, Christophe Colomb. Ruben
resta onze ans à Prague qu'il ne quitta que pour prendre
et garder pendant vingt ans la direction de l'Académie
dans la capitale de l'Autriche. Il s'étaic retiré, il y a
peu d'années, laissant comme témoin de son zèle et de son
talent toute une école d'artistes distingués. Christian Ruben
était né à Trêves en 1805.

Le Gérant, HIPPOLYTE HEYMANN.
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