L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 2)

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CHRONIQUE

Schampheleer, 147;Scallaert, 131 ; De Haas, 136; E. Melon, 142;
Demannez, 140, et V. Jamaer, 152.

Le résultat est donc panaché. Les élus sont MM. Portaels, De
Schampheleer, Robert, de Winne, peintres; Melot, statuaire;
Demannez, graveur, et V. Jamaer, architecte.

— Nous avons parlé, dans nocre dernier numéro, de la circu-
laire d'un Comité qui faisait un pressant appel à tous les artistes
du pays pour l'organisation d'une Exposition-Tombola qui doit
d'abord avoir lieu à Anvers, puis ensuite à Bruxelles, à Liège
et à Gand.

Voici par ordre alphabétique les noms des artistes qui ont,
jusqu'à présent, promis leur concours à cette œuvre de fraternité
internationale :

Arens, Angus (W), Bource (H), Boks, Bogaerts (Alfons),
Bourson, Beaufaux, MUe Beernaert (C), Carpentier (Ev.),
Claus, Carabain, Col (D.), Debraeckeleer (H.), Delbeke (L.),
De Famars-Testas, De Keyzer (A.), De Pleyn, De Block (E.),
Dubois (Louis), Duvaert, Elsen, Franck (Lucien), Fabri (R.),
Gabriel, Gallait (L.), Gosselin (C), Heyermans, Isenbaert (FL),
Joris, Joors, Linnig (W.), Linnig (Junior), Lamorinière (F.),
Lambeaux ( J.), Labaer, Lebrun, Meyers (Isidore), Mois (Robert),
Maeterlinck, Markelbach (Alex.), Mellery, Musinpère, Musin fils,
Nicolié, Oyens (Pierre), Oyens (David), Peeters (J.), Por-
taels (J.), Serrure, Stobbaerts (J.), Starck père, Starck fils,
Struys (Alex.), Siberdt (E.), Tuerlinckx (L.), Van Beers (J.), Van
Havermaet (P.), Van Kuyck (Fr.), Van Der Ouderaa (P.), Van
De Kerkhove (J.), Mme Van de Kerkhove, MUe Van de Ker-
khove, Van Der Linden-Van Ryswyck, Ver Kemmel (Julien),
Verwéc (AL), Verhas (Jan), Verhas (Franz), Verlat (Ch.), Van
Hamée.

Etats-Unis. — Philadelphie s'occupe activement de son
exposition universelle de 1876, qui est destinée à célébrer le
centième anniversaire de l'indépendance américaine. A l'occasion
du 99e anniversaire, le lundi 5 juillet, on a placé avec quelque
solennité les piédestaux des statues qui seront inaugurées l'année
prochaine. Et déjà l'on a montré au public une colossale statue
allégorique, Columbia, qui domine la galerie d'art, bâtiment
principal de l'exposition. Cette statue a vingt-trois pieds et demi
de haut. Elle est placée à cent soixante pieds au-dessus du niveau
du sol.

Indes anglaises. — U Archiiect annonce, d'après une lettre
du Punjab, qu'une compagnie de sapeurs-mineurs travaille dans
les environs de Peshawur, à l'exhumation de statues et d'anti-
quités gréco-boudhistes.

— Le musée de Colombo, dans l'île Ceylan, est presque
complètement installé. Ce musée contiendra une bibliothèque
orientale, une bibliothèque générale, un musée d'histoire naturelle
et d'antiquités. Le gouvernement des Indes lui a fait don de
plusieurs antiquités orientales précieuses.

Italie. — A l'occasion du quatrième centenaire de Michel-
Ange, quelques délégués de l'ex-Ghetto romain auraient, d'après
le Alovùnento de Gênes, demandé l'autorisation de couronner de
fleurs et entourer de cierges le Moïse de Saint Pierre-ès-liens.
Rappelons à ce propos que les fêtes de Florence sont décidément
fixées aux 14, 15 et 16 du mois de septembre prochain.

— On annonce pour le mois de novembre la vente de la
collection artistique du Mont-de-Piété de Rome. Cette vente est
intéressante, non-seulement par la valeur intrinsèque des objets,
mais encore par les circonstances auxquelles cette collection doit
son origine. Au milieu des événements de 1848, l'art était dans
le marasme; les artistes étaient inoccupés et pour la plupart sans
ressources. Le marquis de Campana, qui avait à cette époque la
direction du Mont-de-Piécé, eut alors l'idée de leur oifrir des
prêts d'argent à la condition qu'ils donnassent en gage des œuvres
d'art. L'idée fut accueillie avec enthousiasme, et les salles du
Mont-de-Piété furent bientôt remplies de peintures, statues,

ÉTRANGÈRE. 331

mosaïques, gravures, etc. On n'acceptait que des œuvres de
valeur. Le nombre des dépôts retirés depuis est peu considérable.

L'administration actuelle a résolu de se défaire de ce stock de
peintures ; elle a dressé un inventaire et va incessamment tout
vendre aux enchères.

Un journal publie cet inventaire qui comprend un nombre
considérable de toiles. Beaucoup n'ont pas de valeur, quelques-
unes sont signées de noms connus. Parmi celles-là nous notons
un Claude Lorrain : Effet de clair de lune au bord de l'eau, mise
à prix 10,000 fr. ; Jean Jouvenet : une Descente de croix, mise
à prix 20,000 fr. : le Dominiquin, un cuivre de 41 centimètres
sur 31 représentant : la Fuite en Egypte, 10,000 fr. ; Moïse
Valentin : Jésus chassant les vendeurs du temple, 10,000 fr. ;
l'Albane ; Flore entourée d'enfants, 10,000 fr. La plupart de ces
prix sont d'une exagération par trop fantaisiste.

Notons maintenant une suite de toiles cotées de 10 à 5,000 fr.,
dont les auteurs sont : Benvenuto Garofolo, Moïse Valentin, Jean
Scoovel, Sebastien del Piombino, Robusti, Ira Bartolomeo, Ber-
nardino Pinturicchio, Carlo Cagliari, fils de Paul Véronèse, le
Poussin, Francia, Svaneveld, Corneille, Malenaer, G. Va-
lari, etc., etc.

— On écrit de Florence à YAthœneum que la Chapelle délia
Spina, sur l'Arno, à Pise, un des monuments les plus exquis de
l'architecture gothique italienne, est en voie de restauration. Cette
chapelle menaçait ruine. On craignait qu'elle ne suivît dans la
rivière le pont qui se trouvait tout près. Ce pont a été remplacé
par une construction élégante, imitant le pont délia Trinita de
Florence. La restauration de la Chapelle fait de grands progrès
et promet d'être très-satisfaisante.

— La commission municipale d'archéologie de Rome vient de
publier un nouveau bulletin. Il contient les chapitres suivants :
Commode sous les traits d'Hercule romain, par le baron Pierre-
Hercule Visconti ; d'une statue de Vénus, trouvée à FEsquilin,
par le chev. Carlo Lodovico Visconti ; liste des documents anti-
ques entrés dans les musées du Capitale, par les soins de la com-
mission municipale d'archéologie depuis 1872 jusqu'à iS^^, etc.

Les planches qui accompagnent ce bulletin sont fort belles.
Le buste de Commode sous les traits et avec les attributs de
l'Hercule romain est admirable. Quant à la statue de la Vénus de
l'Esquilin, la photographie l'a reproduite sous toutes ses faces ;
les trois figures photographiques sont suivies d'une lithographie
représentant la statue avec les bras qui manquent à l'original.
On peut voir, du reste, cette belle statue au musée du Capitole
où elle est exposée immédiatement à droite en entrant dans la
| galerie d'en haut. Il est probable que ce beau marbre se trouvait
dans les jardins de Mécène.

On l'a trouvée au milieu des ruines d'une bâtisse souterraine.
Il est probable que la statue a été précipitée en cet endroit à la
suite de l'effondrement des voûtes de l'étage supérieur, qui devait
se trouver au niveau du sol antique.

A l'époque où l'on découvrit ce marbre, quelques per-
sonnes ont cru qu'il ne représentait pas une Vénus ; que ce
devait être plutôt un portrait. Cette opinion s'appuyait sur la
facture réaliste de cette statue. Cette hypothèse n'est pas admise
par M. Ch. Visconti. Nous renvoyons au bulletin de la commis-
sion ceux que cette controverse intéresse, ils pourront se faire
une idée des arguments mis en avant par l'archéologue pour sou-
tenir son opinion, comme aussi pour prouver que la statue trou-
vée à l'Esquilin doit être un exemplaire de la fameuse Venus de
Scopas, le célèbre sculpteur grec, né à Paros vers l'an 460 avant
Jésus-Christ. Tout cela est fort intéressant.

Une nomenclature, qui se trouve à la fin de la livraison, con-
state que le musée du Capitole s'est enrichi en trois ans de qua-
rante-huit monuments divers, trouvés dans les fouilles.

— Les dernières fouilles terminées le 3 juillet à Pompéi ont
amené au jour un nombre considérable de tablettes en bois dont
quelques-unes sont écrites à l'encre.

Les autres tabellœ ceratœ ont perdu leur couche de cire, mais
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