L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 2)

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CHRONIQUE ÉTRANGÈRE

4 août 187J.

quité, moyen âge, Renaissance, xvm" siècle, aura
lieu dans l'ancien palais de la dièce germanique,
Grosse Eschenheimer Strasse, pendant les mois
d'août, septembre et octobre 1875.

Angleterre. — La proposition d'augmenter le nombre des
membres associés de la Royal Academy de Londres a été ajournée
et non pas rejetée, comme nous l'avions dit par erreur, d'après
les journaux anglais.

— On assure que M. Richard Redgrave, membre de la Royal
Academy, est sur le point de résigner ses fonctions d'inspecteur
général des Beaux-Arts.

— M. Baird, de Cambusdoon, a donné à la ville de Glas-
gow le tableau historique de M. Jones Barker, Lord Clyde à
Lucknow, poussé jusqu'à 2,500 1. st. ( 62,500 francs) à la vente
récente de la collection Mendel.

Belgique. — M. Edouard Fétis, le savant académicien qui
rédige depuis longtemps avec tant d'autorité la Chronique des
Beaux-Arts de l'Indépendance belge, où il signe des initiales XX,
vient de publier un feuilleton d'un extrême intérêt à propos
du prochain Salon de Bruxelles ; il s'y prononce nettement
contre le ridicule système des récompenses et en demande la
suppression. Espérons qu'il sera entendu en Belgique et que
notre voisine aura l'honneur de prendre une initiative que la
France fera plus que sagement d'imiter, puisqu'elle ne sait pas se
décider à faire le premier pas dans cette voie intelligente. La
suppression des Exempts, des Hors concours et de toutes les
médailles, grandes et petites, serait un premier progrès beaucoup
plus sérieux qu'on ne le croit.

— La visite que le Roi et la Reine ont faite le 29 juillet au
Musée de Bruxelles a constitué une sorte d'inauguration offi-
cielle des nouvelles galeries. Le président du Conseil d'adminis-
tration du Musée, M. Louis Gallait, qui est homme d'autant d'es-
prit que de talent, a prononcé à cette occasion un très-habile
discours. On ne lit cependant pas sans surprise certains passages
de l'éloquente péroraison du peintre célèbre de Y Abdication de
Charles-Quint et des Derniers honneurs funèbres rendus aux
comtes d'Egmont et de Horn.

« Lorsqu'on songe que le musée de Bruxelles n'existe comme
collection de l'État que depuis moins de trente ans, on ne peut
pas se refuser à reconnaître qu'il a été fait beaucoup dans ce
laps de temps pour l'amener à être ce qu'on le voit aujourd'hui.
Nous ne nous dissimulerons pas cependant qu'il y reste encore bien
des lacunes à combler; que certains maîtres n'y sont pas représentés
par des œuvres dignes d'eux ; que d'autres en sont complètement
absents. Nous comptons sur la continuation du bienveillant appui
du gouvernement pour nous mettre à même de remplir ces vides
de nos collections. Il peut mettre d'amples subsides à la disposition
de la commission du musée, sans craindre qu'elle en abuse. Le
passé lui répond de notre discrétion future. Des années entières se
sont écoulées sans que nous fissions emploi des crédits qui nous
étaient ouverts, parce que les occasions ne se présentaient pas d'en-
richir notre galerie d'œuvres vraiment remarquables ; mais si pa-
reille occasion vient à s'offrir, il faut que nous puissions la saisir.

llemagke. — A Francfort-s')r-le-Mein, une expo- 1 « Aujourd'hui, la Saxe bénit sa mémoire, car le célèbre musée
sition rétrospective d'objets d'art industriel, anti- de Dresde est une fortune pour cette ville et pour le pays dont

elle est la capitale. Quand la renommée du musée de Bruxelles se
sera étendue, quand il attirera les étrangers semant l'or sur leur
chemin, on gardera un souvenir reconnaissant des gouvernants
auquel le pays sera redevable de cet avantage et dont la libéra-
lité aura été de la prévoyance. »

Ce serait parler d'or et il n'y aurait absolument qu'à applau-
dir si les agissements de la Commission administrative n'étaient si
fort en contradiction avec cet excellent langage qui rend plus
inexplicables encore quelques-unes des dernières acquisitions du
Musée royal de Belgique, telles que le Teniers, si peu digne de
prendre place à côté des précieux tableaux du maître que possède
la galerie bruxelloise, et surtout cet Hobbema criblé d'affreux
repeints dont on ne saurait trop déplorer l'achat. Il est impos-
sible de gaspiller plus malencontreusement 60,000 francs, et on
peut se demander s'il n'y a pas abus à payer pareille somme pour
une œuvre qui, au lieu d'être « vraiment remarquable », est sim-
plement une ruine mal replâtrée, indigne d'une collection parti-
culière un peu sérieuse, — aucune d'elles ne consentirait à l'ad-
mettre, — et à plus forte raison tout à fait inacceptable dans un
Musée.

Léopold II est un prince intelligent, instruit, très au courant
du mouvement artistique ; il n'aura pu s'empêcher de sourire in
petto en entendant l'éminent orateur se vanter de ce que « des
années entières se sont écoulées sans que la commission fît emploi
des crédits qui lui étaient ouverts, parce que les occasions ne se
présentaient pas d'enrichir le Musée d'eeuvres vraiment remar-
quables. »

Si non e vero e bene trovato, ne se sera pas dit le Roi en son-
geant à toutes les ventes célèbres où le Musée royal de Belgique
n'a brillé que par sa constante et proverbiale abstention, a tant
de chefs-d'œuvre offerts dans ces dernières années aux enchères
publiques et qui eussent d'autant mieux comblé les lacunes de
la galerie belge que les maîtres « en sont complètement absents. »

Pour n'en citer qu'une seule, la vente Bredel, qui a eu lieu
cette année à Londres avec tant d'éclat et qui comprenait des
œuvres incomparables et d'une conservation absolue, quand donc
« pareille occasion viendra-t-elle à s'offrir? »

Tous ceux qui connaissent bien la Belgique savent que le
Parlement, sans distinction de partis, se ferait un point d'honneur
d'augmenter régulièrement le budget du Musée, si chaque année
la Commission administrative, fermant l'oreille à toute coterie,
le dépensait intelligemment, comme cela lui serait très-facile.

— Un des artistrs éminents de l'Ecole française, M. Eugène
Fromentin, assistait à la visite royale ; le Roi, à qui il a été pré-
senté, a fait un accueil des plus flatteurs au peintre de tant de
toiles exquises, à l'écrivain si coloriste d'Une Année dans le
Sahel, de Dominique et de un Eté dans le Sahara.

— Voici par ordre alphabétique la liste complète des artistes
belges qui ont promis leur concours à l'exposition-tombola orga-
nisée à Anvers, au profit des inondés du midi de la France :

Peintres : Angus, Bource, Boks, Bourson, Beaufaux,
Mne Beernaert, Cap (C), Capeineck, Carolus, Carpentier (Ev.),
Claus, Carabain, Col (D.), De Baerdemacker, De Bloch, De
Braeckeleer (H.), De Cock (IL), Delbeke (L.), Den Duyts. De

Les beaux tableaux coûtent cher aujourd'hui; mais ce n'est pas 1 Famars-Testas, De Keghel, De Keyzer (A.), de Mol, Dubois,
une raison pous s'abstenir d'en acheter, lorsqu'il s'agit d'accroître Dyckmans, Elsen, Franck (Lucien), Gabriel, Gallait, Geens,

les richesses d'un dépôt public.

« Il n'y a pas de meilleur placement que les dépenses faites
par un gouvernement en vue d'un tel but. Auguste II de Saxe,
prince animé d'un zèle ardent pour les arts, ne fut pas jadis à
l'abri d'injustes critiques pour avoir consacré des sommes consi-
dérables à la formation de sa galerie de tableaux.

Gosselin, Heyermans, Heymans, Hikmann, Isenbaert, Joors,
Linnig, Lammens, Lamorinière, Lebrun, Markelbach, Martelinck,
Martens, Meert, Mellery, Meyers, Minette, Mois, Musin père,
Musinfils, Nicolié, Oyens (Pierre), Oyens (David), Pauli, Pauwels,
Portaels, Schaefels, Serrure, Sibertd, Starck père, Starck fils,
Stobbaerts, Struys, Sweerts, Tuerlinckx, Tydgat, Van Beers, Van
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