L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 2)

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L'ART.

est répartie entre les lauréats ayant remporté les grands prix de
Rome.

En conséquence, l'Académie a déclaré que M. Comerre
pour la peinture, M. Roty pour la gravure, M. Hugues pour la
sculpture, et M. Paulin pour l'architecture, sont appelés à pro-
fiter de la généreuse donation de Mmc Leprincc.

L'Académie propose en outre, pour le concours de 1876
(prix Bordin), le sujet suivant :

« De l'influence sur l'art de l'Académie de France à Rome
depuis sa fondation. »

Les mémoires destinés à ce concours devront être adressés
au secrétariat de l'Institut avant le 15 juin 1876.

—■ Parmi les dernières acquisitions du musée de South-Ken-
singcon, à Londres, les journaux anglais signalent un grand
bronze japonais représentant un aigle de mer, œuvre d'un célèbre
artiste du xvie siècle, nommé Myochin Muncbaru, dont il est
dit, paraît-il, dans les annales japonaises, « que sous la voûte
des deux il n'a jamais existé de pareil forgeron. » L'éloge esc
sans doute exagéré, mais l'exagération semble aucorisée par l'élan
hardi de l'oiseau de proie, qui va quitter le roc sur lequel il est
perché pour s'élancer dans les airs. Chacune de ses plumes
semble vibrer; ce qui est, dit-on, remarquable, c'est la différence
de plumage très-nettement marquée par l'artiste; la queue se
déploie en éventail; son col se porte en avant, son bec est légère-
ment ouvert ; on dirait qu'il s'en échappe un cri au moment où
l'oiseau se lance dans l'espace.

■— A son retour au Japon de sa tournée en Europe, le mi-

1 nistre japonais Sano s'est empressé de naturaliser dans son pays
beaucoup d'institutions qu'il avait observées et étudiées en Eu-
rope. Il est assisté dans cette organisation par deux Européens,
dont l'un est le fils du directeur du musée Kcnsington, de Lon-
dres. Actuellement on s'occupe, en cette dernière ville, de former
une collection destinée au Japon, et qui consiste en objets d'édu-
cation et d'enseignement, en produits industriels et même en
matières alimentaires. Cette collection sera formée sur le plan de
celles qui existent dans la section des sciences et arts du musée

! de Kensington et dit musée de Bethnal Green.

Le Japon aura donc aussi son musée. C'est M. le professeur
Simmonds, longtemps chargé de la direction scientifique de la
section dont nous venons de parler, qui a reçu la mission de
classer, de décrire et d'expédier les collections.

— La distribution des prix aux élèves de l'école de dessin
fondée par la chambre syndicale des bijoutiers et joailliers a eu
lieu le 19 août, au Conservatoire des arts et métiers. La cérémo-
nie était présidée par M. Guillaume, directeur de l'Ecole des
Beaux-Arts, qui a prononcé un discours vivemenc applaudi.
MM. Falize, président honoraire, et Vever, président de la
chambre syndicale, ont ensuite adressé de chaleureuses exhorta-
tions aux élèves.

La chambre syndicale a fondé des prix qu'elle accorde aux
meilleurs ouvriers et apprends de son industrie. M. Janin, en
quelques paroles émues, a fait ressortir les mérites des lauréats.
Une médaille d'or de 500 francs a été remise à M. François
Audigier, et une médaille d'or de 300 francs à M. Aratole Mauroy.

NECROLOGIE

— Le graveur Henri Merz, de Munich, est more, il y a
quelques jours, dans les dramatiques circonstances que
voici : il avait entrepris avec plusieurs amis une partie de
campagne, l'ascension du Zahmen Kaiser, près de Kuffstein,
en Bavière. Pendant la descente, il chancelle, fait la culbute
et roule sur un plan incliné jusqu'à une profondeur de
cent cinquante pieds où sa chute esc arrêtée par une an-
fractuosité de la roche. Il fallut dix minutes pour arriver
jusqu'à lui après bien des décours. On ne releva plus qu'un
cadavre. Il avaic une légère blessure à la cêce, mais ses

craies ne portaient pas la moindre trace de douleur, la
moindre expression d'inquiétude. Sa mort est attribuée à la
rupture d'un anévrisme. Sa chute en esc la conséquence
plucôc que la cause. Henri Merz apparcenaic aux tendances
les plus sévères de l'ancienne école de Munich. Il était sur-
coût connu par sa gravure célèbre et populaire d'après la
Destruction de Jérusalem, de Kaulbach, mais ses eaux-
torces au tràic d'après les fresques artiscico-hiscoriques de
la Loggia de l'ancienne pinacochéque de Munich sont con-
sidérées comme son œuvre la plus estimée.

f t Gérant, HIPPOLYTE HEYMANN.
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