Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira>   [Hrsg.]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira>   [Hrsg.]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 7.1886

Seite: 197
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Fragments de la version thébaine de l'Écriture (Anc. Test.). 197

FRAGMENT S

DE LA

VERSION THÉBAINE DE L'ÉCRITURE (ANCIEN TESTAMENT).

PAR

E. Amélineau.

Je commence aujourd'hui la publication de tous les fragments inédits de la version
ptébaine de l'Écriture qui sont en ma possession. Ayant eu l'honneur d'être chargé par le
Gouvernement français de rechercher et de recueillir ces fragments dans différentes biblio-
J^ques de l'Europe, j'ai été assez heureux pour recueillir tout ce dont on avait signalé
^^Stence. J'ai visité le British Muséum, la bibliothèque Bodléienne et celle de la Clarendon
Pr^s à Oxford; le musée Borgia de la Propagande à Rome et le musée de Naples; la biblio-
tllèciue nationale à Paris m'a fourni plusieurs fragments. La bibliothèque privée de Lord
crawf0rd m'a donné un certain nombre de passages de l'Ancien et du Nouveau Testament
qui ne se rencontrent pas ailleurs, et dont j'ai déjà ici même publié une partie. Les par-
cllemins coptes conservés au Musée de Boulaq sont encore une des sources qui m'ont fourni
Nques fragments mis à ma disposition par M. Mabpbko. En outre j'ai moi-même eu la
eVce de rencontrer en Egypte quelques feuilles de parchemins coptes et d'y retrouver des
fl'a8ments qu'on ne possédait pas d'autre part.

Ce sont tous ces fragments réunis de sources si diverses que je présente aujourd'hui
au public savant. Je n'avais pas eu d'abord l'intention de les publier séparément : je les
réservais pour une édition complète et critique de la Bible entière quand je l'aurais retrouvée
Ult<lcte, ce qui, j'espère, arrivera tôt ou tard et plus tôt que tard. Mais en voyant l'empresse-
"^t avec lequel en dehors de la France, soit en Allemagne, soit en Autriche et en Russie, on
Publie les moindres fragments que l'on possède de cette version, je me suis demandé si, après
av°ir été chargé publiquement et par trois fois de cette recherche au nom de mon gou-
Vei'Uement, j'avais bien le droit de garder mon travail en portefeuille et de laisser à des
Savants étrangers l'occasion et le temps de publier ce que je pouvais moi-même publier au
U°m) en quelque sorte, de ma patrie. La question ainsi posée ne m'a paru comporter qu'une
s°lution, et je commence aujourd'hui ma publication.

En outre en élargissant un peu ce premier horizon, le bien général de la science se
'°Uve aussi en question, ainsi que me l'ont fait remarquer ceux qui sont mes maîtres et aux
V*8 desquels j'ai l'habitude de me conformer. Les textes qui vont être publiés renferment
eu effet une multitude de mots nouveaux, de formes rares ou nouvelles, d'archaïsmes extra-
Pùlaires qui entre les mains d'un savant plus compétent que moi, peuvent faire avancer
3 c°nnaissance de la langue copte et de sa grammaire. Donc à ce point de vue aussi cette
fblication sera pleine d'utilité.

Un mot maintenant de la manière dont j'ai voulu la faire.

Les nombreux fragments que j'ai en ma possession offrent très souvent des passages
retenus à la fois en plusieurs exemplaires dépareillés des livres de l'Écriture. S'il m'avait
pfo donner les variantes fort nombreuses et quelquefois fort lointaines et différentes les unes
68 autres, j'eusse dû entreprendre une sorte d'édition critique, et je n'en ai ni l'envie ni le
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