Institut Egyptien <al-Qāhira> [Hrsg.]
Bulletin de l'Institut Egyptien — 3.Ser. 2.1891(1892)

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PRÉÉMINENCE

des

FACULTÉS MÉGANIQUES DANS LA RAGE ÉGYPTIENNE

PAR

M. LE Dr Abbate pacha

Une visite à Hawamdieli a réveillé dans mes souvenirs une ques-
tion que je désirais traiter depuis longtemps, parceque son impor-
tance au point de vue anthropologique et social ne saurait échapper
à qui s'occupe avec un esprit critique et observateur des qualités
intellectuelles et physiques des habitants du pays où il a l'habitude
de résider.

Hawamdieh est un village sur la ligne de chemin de fer de la
Haute-Egypte, au sud de Ghizeh. Tout près, et sur les bords du Nil,
se trouve la Raffinerie de Sucre, grand et intéressant établisse-
ment de MM. Suarès. Dans cette usine, comme aussi dans toute les

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différentes usines et fabriques d'Egypte, ce sont les indigènes qui y
travaillent. Leurs excellentes qualités, propres à la race arabe, de
patience, d'assiduité et de sobriété, sont très appréciées, surtout au
point de vue économique, dans les grandes exploitations indus-
trielles.

Ce qui attira le plus mon attention dans ma visite à la Raffinerie
de Hawamdieh, fut de voir, parmi tous les autres ouvriers, un
jeune garçon égyptien préposé au collage des étiquettes ou marques
de fabrique, sur de grandes feuilles de papier coloré.

La besogne en elle-même semblerait tout à fait commune et très
simple si on n'avait égard à la rapidité incroyable et extraordinaire
et en même temps à la minutieuse précision de ce collage. Mes
réflexions là-dessus m'amenèrent à me poser ces deux questions :
d'abord, quelle force musculaire doit être dépensée par ce garçon
arabe pour employer dans une période de quelques heures l'énorme
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