Universitätsbibliothek HeidelbergUniversitätsbibliothek Heidelberg
Metadaten

Institut Egyptien <al-Qāhira> [Editor]
Bulletin de l'Institut Egyptien — 3.Ser. 2.1891(1892)

DOI article:
Sickenberger, Ernst: Le Sissou de l'Inde: (Dalbergia Sissoo Roxburgh)
DOI Page / Citation link: 
https://doi.org/10.11588/diglit.12720#0253

DWork-Logo
Overview
loading ...
Facsimile
0.5
1 cm
facsimile
Scroll
OCR fulltext
EE SISSOU DE L'INDE

( ZDaJLberg-ia. Sissoo IRoxibTarg-îi ).

PAR

M. SlCKENBERGER

Dans un pays comme l'Egypte, où le bois est si rare et si cher
on devrait examiner s'il ne serait pas possible de combler cette
lacune en établissant des plantations répondant au climat et aux
exigences du pays.

Examinons d'abord les essences se trouvant actuellement chez
nous : Nous avons, poussant à l'état spontané, le Sant {Acacia
nilotica) et l'Athl {Tamarix articulata), en état de culture
depuis les temps les plus reculés ; le Sycomore (Ficus sycomorus),
indigène du Yémen, d'après les observations récentes de notre
collègue Schweinfurth, et le Nabk (Zizyphus spina Christi),
un des lotus présumés des anciens, et, d'introduction plus récente,
le Lebbakh {Albizzia Lebbek) et le Filao (Casvarina equisiei-
folia) ; le Saule du pays {Salix safsaf) n'est pas de taille assez
développée pour être pris en considération. Toutes les autres intro-
ductions n'ont pas réussi ou sont restées trop limitées pour être de
quelque importance. Le développement du Sant, du Nabk et de l'Athl
est tellement lent qu'on ne peut tenir compte de ces arbres, quoique
la qualité de leur bois soit très appréciable. Le Sycomore et le
Lebbakh demandent, pour bien pousser, tant d'humidité, qu'on ne
peut en établir de plantations importantes que dans la région régu-
lièrement arrosable, et cela se défend par l'intérêt de l'agriculture.
Ces deux espèces d'arbres ont des couronnes très épaisses et très
étendues qui ombragent une grande circonférence et empêchent
ainsi la culture. Gomme le rapport de ces arbres est inférieur à
 
Annotationen