Bulletin du Musée National de Varsovie — 39.1998

Page: 16
DOI article: DOI Page: Citation link: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/bmusvars1998/0022
License: Free access  - all rights reserved Use / Order
0.5
1 cm
facsimile
Waldemar Deluga

Pokrov - gravure orthodoxe
du Musee National
de Varsovie

Dans la petite collection de gravures orthodoxes du Cabmet des Estampes
du Musee National de Varsovie, il existe une eau-forte qui represente Pokrov-
la Mere de Dieu protectrice des fideles; elle merite, tout particulierement,
notre attention.1 Elle fait partie de ces gravures de devotion ephemeres, collees
sur le verso des reliures de manuscrits ou dbmprimes, devenant de cette faęon
une de leurs ornementations supplementaires.1 2 * Peu d’entre elles ont survecu
jusqu’a nos jours, malgre leur grandę popularite d’antan; la plupart du temps,
ils sont soit colles a des couvertures de livres, soit a ce que Pon appelle
maculature. Ce genre de travail graphique est habituellement classer dans la
categone des gravures na'ives, qui etaient tres prisees par les visiteurs des
monasteres et des couvents.

L’usage ddmages pieuses dans le monde orthodoxe vient de la tradition

^ *3

catholique et etait du a l’expansion du culte da la ViergeC La gravure sur
cuivre ne fit son apparition dans le monde orthodoxe qu’au debut du XVIIIL
siecle. Par Pintermediaire de cette technique nouvelle, de nombreux motifs
iconographiques arriverent de PEurope occidentale. Vu la liberalisation des
principes picturaux regissant les icónes en Europę orientale, ou souvent les
xylographies avec les effigies de la Vierge ou du Christ remplaęaient les icónes
ces motifss purent etre acceptes.4 Une situation identique devait exister dans
Pancienne Republique de Pologne, ou les coutumes orthodoxes et catholiques
s’entremelaient. Des le XVIIe siecle, il est fait mention d’icónes en papier. Leur

1 Inv. No Gr. Pol. 26225. Jadis attribuee a Wawrzyniec Kszczonowicz. Presente en 1996 a la
Bibliotheąue nationale dans l’exposition “L’art de 1’eluminure et de la gravure orthodoxe”. Cf.
Sztuka iluminacji i grafiki cerkiewnej. Katalog wystawy, październik-listopad 1996, Biblioteka
Narodowa, Warszawa 1996, p. 75, no 125.

2 K. Piwocki, Drzeworyt ludowy w Polsce, Warszawa 1934, p. 19.

T. Łukaszczuk, “Teologia świętego obrazu-ikony. Studium z dziedziny teologii porównawczej”,
Studia Claromontana, vol. I, Jasna Góra 1981, p. 46.

4 B. Dąb-Kalinowska, Między Bizancjum a Zachodem. Ikony rosyjskie XVII-XIX wieku, Warszawa
1990, p. 9-52.

16
loading ...