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12e ANNEE

PARAISSANT TOUS LES MOIS

N° 2 FÉVRIER igi3

BULLETIN

DES MUSÉES ROYAUX

DU CINQUANTENAIRE

(Antiquités, Industries cTArt, Art monumental et décoratif, Armes et Armures, Ethnographie)

A BRUXELLES

Ce bulletin sert d'organe à la Société des Amis des Musées royaux de l'État, à Bruxelles.

Il est distribué gratuitement aux Membres de la Société.

ABONNEMENTS :

Pour la Belgique . . 5 francs. —■ Pour l'étranger . . 6 fr. 50. Le numéro . . 50 centimes.

UN MIROIR MOSAN DU XIIe SIÈCLE

L’antiquité a connu les miroirs en métal, en
or, en argent et en bronze. Les plus nom-
breux parmi ceux parvenus jusqu’à nous sont
en ce dernier métal.

On ne sait pas quand
on fit, pour la première
fois, usage des miroirs
de verre étamés, ou
pour mieux dire, dou-
blés. L’étamage au
mercure, en effet, n’a
jamais été connu des
anciens. Ils plaçaient
au revers de la lentille
de verre, laquelle était
soufflée et non coulée,
une feuille d’or, d’étain
ou de plomb. La forme
usuelle est la forme
ronde. Il y a eu des
miroirs carrés et rec-
tangulaires, mais ils
n’apparaissent que
chez les Etrusques et
à l’époque romaine.

Il convient de noter
la persistance de la forme ronde des miroirs, avec
un diamètre de omi 5 à om20. Le diamètre est même
souvent inférieur au premier de ces chiffres (i).

(i) Daremberg et Saglio. Dictionnaire des Antiquités
grecques et romaines. — Voir l’art, de A. de Ridder au
mot Spéculum.

Le moyen âge semble s’être inspiré, pour la
forme, de la tradition antique, mais s’est contenté,
en général, de spécimens de dimensions moins
importantes. C’étaient, en somme, des ustensiles
de toilette et de plus, portatifs. L’usage devait en

être très répandu. Au
xiiic siècle, il en est
déjà fait mention, au
titre XIA7 du Livre des
il 7 est i ers d ’ Eti enne
Boileau, où il est ques-
tion de « toutes me-
nues ouevres que on
fait d’estain et de
plomb à Paris » (i).

Dans l’inventaire de
Charles V, roi d’e
EYance, on relève des
spécimens très pré-
cieux, en métal (2) :
« ; U n m y rouer
d’ybenus, ouvré à
oyseaulx soubs rouge
cler garny d’or, pesant
deux onces cinq estel-
lins. — Ung myrouer
d’or où il y a quatre
saphirs et trente quatre
perles, pesant trois onces. — Ung myrouer garny
d’or où, à l’environ sont les douze signes (du

(1) H. Havard. Cf. « Miroir » : Dict. de l’Ameuble-
ment.

(2) Cité par Viollet-le-Dud. Dict. du Mobilier, t. IV,
p. i33.
 
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