Le charivari — 16.1847

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SAMEDI 28 AOUT 1847.

e la rédaction et de l'admiration, à Paris, Jfc<^^^?aÉÉ. FM PobliaDt ck^9 ]m w mm tein CD

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paris. DÉPARTEMEWS.

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Pour quelques fe,

ŒS, Denis,
étranger, poureutn.

lenes qu'ailleurs. Es.
9, rue Montmartre.

! gpnélïrtes, ehez Inus les libraires.

SEIZIÈME/ANNEE.—N« 24»'.

paris. DiiPARTEJIEKS

Trois mois.................... « «r. ^Wfê^llKT^M" «CTi; t^^^E S *

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MISAI

Îc^SpJ 0. s'abonne ; à Lyon chez M, Philippe-Baudier, ^^ÊÊM ' jÊÊMM^ WÊÊÊM\ ""et t S

tre 4 H. rue SUDomm.quc; à Bordeaux chez M« De.pech, - ^«HJ^lRm §iPp|&ÉM sur les maisons de Banque de Paris. -To.il ce qui

'étage on^ZA h Mar8?"'' T T ^ « ^^i^^ J^^ilfliJB ^^Wfe concerne l'administration du Journal doil être adressé

M„e Carno.n ,br ; àRouen, chez - «ré, 31, rue ^^'^^»^^S^fflBKYL^K5 (franco) au Directeur

lrs; manteauTS*
Pèche; l>mc *

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Ju Vieux-Palais ; à Londres, chez W. Thomas, 21,Ca- ____M III I) «lllll |__' v.™^»^.^., rue du Croissant, 16 (aneica

Î'cri„; Street; dans les bureaux des Messageries roya- >^^W^^Z=^^^=?T>-^^^^ hôtel Colbert). - Les lettres non affranch.es serctf

rigoureusement refusées.

LE CHARIVARI.

kic, dans un dos bai,
iur épiceries,lia»,
ul, 5.

du Croissant, 15,

mm.

le, parle*

nx en général,

e, à P.ris-

igal ures qui «*5
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unes

;ensin" •

LE COEUR AU VENTRE.

Grande nouvelle !
Les conservateurs-
bornes ne passent pas;
en général, pour pé-
cher par excès de crâ-
nerie et de témérité.
Ils se sont toujours
montrés assez disposés
à fuir la lutte sur le
terrain politique, par-
lementaire, judiciaire, etc., mais voici maintenant
qu'ils paraissent décidés à se mesurer ailleurs avec
l'opposition. Ils s'apprêtent à élever journal contre
[journal, banquets contre banquets. En d'autres ter-
mes, ces braves ne reculent pas lorsqu'il s'agit de
croiser la plume ou la fourchette.

La feuille Muret de Bord va bientôt faire resplen-
dir son éclat garance, et, d'autre part, une Revue qui
s'intitule des Deux-Mondes, par cette excellente
raison qu'aucune espèce de monde ne la connaît,
i annonce que le parti guizotin s'occupe à organiser
des galas bornes pour contrebalancer les banquets
réformistes. Eh bien, à la bonne heure ! il est im-
portant de montrer à la France la différence qu'il y
a dans la manière de manger des masticateurs bien ,
pensans et des dineurs jacobins.

Et puis, à cette heure où tant d'accusations de tout
genre accablent la Grande politique, il est évident
lue le plus essentiel et le plus concluant c'est de ré-
pondre par des longes de veau.

Lorsqu'il y a tant de gants à relever, le mieux in-
contestablement est de relever une écumoire.

Comment révoquer en doute une innocence qui
s enveloppe daus une nappe !

Va donc pour les galas-bornes ! leur effet ne peut
flanquer d'être immense et décisif; la réforme va
|tre transpercée d'un coup de broche à rôti. Elle ne
s on relèvera pas, c'est sùr.

Quand le monopole électoral et représentatif se
Montrera accomodé à la sauce tomate et aux corni-
t'ions, nul doute qu'il ne se fasse généralement et
«nipilernellement goûter. C'est-à-dire que, désor-
ma's, tout le monde s'en léchera les lèvres.

Ah! on s'imaginait que les conservateurs se lais-
sait impunément attaquer à table , autrement dit
h côté des mâchoires. Eh bien ! ils prouveront que
^stleur fort.

1 ju dresse contre eux des batteries de cuisine ; ils

'»9«

riposteront et l'on verra dans quels rangs les plats
sont le plus nombreux.

Nous sommes curieux, par exemple, de savoir sur
quoi rouleront les discours de banquets-bornes, Par-
leront-ils de leur Grande politique ? c'est là, ce nous
semble, une de ces choses dont on ne peut guère ,
causer, surtout quand on mange.

Et les toasts ! boiront-ils aux gloires, aux bienfaits,
à la moralité, etc., de leur parti? En ce cas, ils ne
risquent pas de se griser.

Autre question : dans une foule de villes les Cons-
tituées ont cherché, par toutes sortes de chicanes et
même d'interdictions, à empêcher les diners réfor-
mistes; ces mêmes Constituées ouvriront-elles à deux
battans les portes de salles à manger aux gobelotta-
des-bornes? Prouvera-t-on ainsi que les godiveaux
sont égaux devant la loi absolument comme les ci-
toyens ?

Enfin, est-il bien sûr que ces ripailles annoncées
avec tant de fracas aient lieu? Faut-il rappeler que le
fameux festin ventru qui devait inaugurer la clôture
de la session a tourné en simple eau de boudin. Et
tout récemment encore M. Guizot, qui se flattait de
se voir offrir par ses électeurs de Lisieux un haricot
de mouton non-corrompu, a été accueilli à la porte
de la cuisine comme à une porte de chancellerie é-
trangère,c'est-à-dire qu'on la lui a fermée sans façon
sur le nez.

Tout cela tendrait à faire croire, qu'en matière de
réunions banquetteuses, les Cabochards conserva-
teurs ne sont pas hûreux.

Ils ne réussissent vraiment bien qu'à croustiller
des budgets.

Le plan de gobichonades anti-réformistes pour-
rait donc rater de la même façon. Les casseroles con-
servatrices, ainsi que la politique-borne , sont sus-
ceptibles d'aboutir à rien, rien, rien.

&9g*>, y a vingt ans, nn changeur du Palais-Royal
«S i^^périt assassiné, comme vient de l'être le mal-
v*Ab? heureux changeur de la rue Vivienne.

Or il se trouve, par un bizarre jeu de la nature,
que l'assassin d'aujourd'hui a exactement les mêmes
traits, au point même qu'on peut s'y méprendre,que
l'assassin d'autrefois. La ressemblance existe entre
les deux criminels comme entre les deux

On ne dit pas encore que l'assassin
vienne se soit empoisonné.

LA POMME DE TERRE JE1YLI1.

|| écidément en Angle--
^ terre la lindomanie tour-
ne à la dindomanie.

Les habitans de Lon-
dres ne me font pas l'ef-
fet de descendre des Nor-
mands ; je jurerais plu-
tôt qu'ils sont tous petit-
fils de Nicolet. Chez eux,
comme chez leur grand-
père, c'est toujours de
plus fort en plus fort.

Certes la folie de la polka était bien grande à Pa-
ris, il y a deux ou trois ans -, mais ce n est pas à
comparer au résultat des chansons de la prima dona
que la mode a prise sous sa protection.

A Paris nous avons eu des habits polka et voilà
tout ; à Londres, toutes les modes sont à la Jenny
Lind.

Robe à la Jenny Lind, chapeau à la Jenny Lind,
faux-cols à la Jenny Lind, blague à tabac à la Jenny
Lind.

Entrez dans un restaurant, et si vous demandez
au garçon ce qu'il y a de nouveau, il vous offrira
une côtelette à la Jenny Lind. Elle ne doit pas être
panée, vu les trois cent mille francs par an que ga-
gne cette artiste phénoménale.

Ce n'est pas tout. Voici maintenant que le règne
végétal lui-même s'en mêle; les journaux de Londres
nous apprennent qu'on vend, dans les rues de cette
capitale,une nouvelle espèce de pommes de terre qui
a été baptisée de pomme de terre Jenny Lind.

On explique le fait en disant que ce légume est
parsemé de petits yeux bleuâtres qui ressemblent
beaucoup à ceux de la chanteuse.

Comme c'est flatteur pour Jenny Lind de savoir
qu'on lui trouve des yeux de pomme de terre !

Il n'y a que les Anglais au monde pour faire des
complimens pareils.

Il est encore heureux que les parrains de la pom-
me de terre nouvelle aient eu l'idée d'expliquer,
dans les papiers publics , qu'ils baptisaient ainsi ce
tubercule attendu les petits yeux bleus; nous au-
rions pu croire, nous autres Parisiens qui devons être
privés éternellement du bonheur d'entendre et de
v^pir la célèbre chanteuse, que Jenny Lind avait un
' £\ces nez qui ressemblent au légume en question.
' 'am ! ça s'est vu.
Objekt
Titel: Le charivari
Detail/Element: Le Cœr au ventre; La Pomme de terre Jenny Lind
Inv.Nr./Signatur: R 1609 Folio RES
Aufbewahrungsort: Universitätsbibliothek Heidelberg  i
Schlagwort: Lind, Jenny  i
Karikatur  i
Satirische Zeitschrift  i
Herstellungsort: Paris  i
Datierung: um 1847
Bildnachweis: Le charivari, 16.1847, Août (No. 213-243), S. 941
Aufnahme/Reproduktion
Urheber: Universitätsbibliothek Heidelberg  i
HeidICON-Pool: UB Französische Karikaturen  i
Copyright: Universitätsbibliothek Heidelberg
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