Epictetus
Manuel D'Épictete, Et Extrait De Ses Autres Ouvrages — Dresde, 1799 [VD18 13767356]

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40.

J’ai un méchant voiün, un mecbant pere.
Ils ne sont méchans quepour eax, ils sont-très-
bons pour moi; car ils exercent et fortifient
ma donceur, mon e'quité, rna patience. Voilà
3a verge de Mercure ; elle ne changera pas en
or tout ce que je toucherai, ce seroit peu de
chose : mais elle changera en bien tout ce qui
paiïe pour des maux, la maladîe, la pauvreté,
l’ignominie, et la mort même.

4 1*

Tu as avalé quelques prèceptes de Phîloso-
phie,et tu vas ensuite les enseigner. Ç)ue fais-tu
3à que vomir ce que tu n’as pas digére, comrae
un mèchant estomac vomit les viandes qu’II a
prises? Digère, inon ami, et tu enseigneras,
qnand, par le changement de ton esprit , tu
me feras voir la nourriture que tu lui as don-
nèe. Mciis un tel a ouvert uue Ecole, je veux
eu ouvrir uue aujji. Vil esclave ! est-ce par ca-
price ou par hazarcl qu’on ouvre une École? II
faut avoir un âge mûr , avoir menè une cer-
tairje vie, et y être 2ppellé cle Dieu. Sans cela,
tu es un imposteur et un impie. Tu ouvres
une boutique cle Médecin, et tu as des on-
guens ; mais tu ne sais pas les appliquer, ettu
en ignores l’usage.

4-2.

Un de mes disciples, qui avoit quelque
penchant pour la philosophie Cynique, me de-
manda un jour: quel devoit ètrc le Philofo-
phe de cette fecte, et ce cju il falloit faire pour
y reïijfir. Mon aini, lui rèpondis-je, tout ce
que je puis te dire, c’est que tout homme qui
entreprendra une chose si grande, sans y être

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