Mariette, Auguste; Maspero, Gaston [Editor]
Monuments divers recueillis en Egypte et en Nubie (Texte) — Paris, 1872

Page: Q
DOI Page: Citation link: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/mariette1872bd1/0017
License: Public Domain Mark Use / Order
0.5
1 cm
facsimile
AVERTISSEMENT

Mariette m'avait confié le soin de surveiller la gravure et la publication de ses Monuments divers, comme
de la plupart des grands ouvrages qu'il donna depuis 1870. Quand il mourut, en 1881, j'arrêtai l'émission des
planches : le procédé qu'il avait choisi lui avait paru à lui-même incommode et coûteux, et il n'attendait pour
en changer que d'avoir un nombre de planches suffisant à terminer le volume. Pendant mon séjour en Egypte,
j'ai reproduit moi-même ou fait reproduire dans la Zeitschrift et dans le Recueil tous ceux des monuments
récemment découverts qui en valaient la peine : cette façon d'agir était plus expéditive et coûtait moins cher
à l'éditeur comme aux Egyptologues. Il me restait pourtant un dernier devoir à remplir envers Mariette, avant
de fermer définitivement la série des Monuments divers, rédiger le texte qu'il avait souvent promis et dont
pas une ligne ne s'était retrouvée dans ses manuscrits au moment de sa mort. La tâche était double : 1° donner
une analyse et un commentaire sommaire des textes figurés sur chaque planche ; 2° en indiquer la provenance.
La première partie n'offrait que peu de difficultés. La plupart des inscriptions ont été traduites et annotées,
dès leur apparition, par divers Egyptologues : je n'ai guère eu qu'à résumer leurs travaux et je me suis attaché
à en donner une bibliographie aussi complète que possible. La seconde partie était d'exécution malaisée.
Beaucoup des petits objets rassemblés sur les planches n'y étaient pas décrits de manière assez claire pour
qu'on pût les retrouver du premier coup sur l'inventaire ou dans les armoires du Musée; l'inventaire lui-même
n'avait pas toujours été tenu régulièrement pendant les années de maladie de Mariette, et les objets, bouleversés
par l'inondation de 1878, étaient en partie égarés, quelques-uns même volés. J'ai réussi à'restituer l'état civil
de la plupart d'entre eux, grâce aux recherches que m'a imposées la rédaction du Guide du Visiteur. Il y
en a pourtant dont je ne sais ni la provenance ni la place actuelle, ni même la nature : j'aurai soin de les
indiquer en passant.

Paris, le 1er mars 1889.

G. MASPEPiO.
loading ...