Mariette, Auguste; Maspero, Gaston [Editor]
Monuments divers recueillis en Egypte et en Nubie (Texte) — Paris, 1872

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MONUMENTS DIVERS RECUEILLIS EN ÉGYPTE ET EN NUBIE

roi donner, le nom d'une princesse Nibhotpitiou, etc. Le style des
inscriptions nous ramène à la xxi" dynastie, plutôt même à l'époque
saïto-persane (cfr. Maspero, Guide du Visiteur, p. 95, nos 3852-
8860, 3874-3878).

Planche 105. — SAQQARAH.

Calcaire blanc. — H., 0"'20; larg., 0"'80. — Stèle en forme
de porte, surmontée d'une corniche peinte: au milieu de la corniche,
la montagne solaire [Oj, et sur la droite, en une ligne verticale, le
nom du dédicataire Harouimos.

Dans le champ, sous la montagne solaire, le scarabée
entre deux cynocéphales debout et deux éperviers à bras et tête
humaine, adorant : à droite et à gauche, deux proscynèmes formant
cadre à Osiris Kontamenlit et à Isis, la grande mère.

Le premier registre renferme Osiris Khontamentit, assis à
droite, recevant l'hommage du cocher de char de Sa Majesté Ha-»
rouimos, et de sa femme la chanteuse de [Halkor], la dame du sycomore
méridional, Isinofrit. Au deuxième registre, sont dehout : le célé-
brant de l'Amcntil à Mcmphis Pshoui, dehout, tenant l'encensoir et
le pot au lait, puis sa femme, dont le nom est à moitié effacé, puis
leurs deux petits enfants Nsiamon et Iotfnoflr, nus et se tenant par
la main. Dans la légende du plus petit, lire 0 ° au lieu de s '.

Planche 106. — PROVENANCES DIVERSES.

a) Bronze. — H., 0n'17o. — Bel Apis, dehout, marchant:
autour du socle, une légende bilingue, hiéroglyphique et carienne.
Les hiéroglyphes semblent montrer que le monument a été dédié à
Hàpi, le vivificateur,par « Pram, l'interprète » J^(j f>
le premier individu qu'on rencontre de cette classe des interprètes
dont parle Hérodote et dont parlent après lui les historiens grecs
de l'Egypte. L'interprétation de la partie carienne a été tentée par
Sayce, The Karian Language and Inscriptions, dans les Transactions
of the Society of Biblical Archœology, t. IX, p. 126, 146 (cfr. Mas-
pero, Guide du Visiteur, p. 180, n° 2576).

b) Reproduction, avec quelques corrections, de la légende
déjà publiée, pl. 77 c.

c) Stèle trouvée entre Zaouïét et Hottëh, a use heure et
demie de Seriaourmiét. Calcaire blanc. — H., 0'"32; larg.,0'"23.
(Don de M. Protaz, entrepreneur au Caire.) — Dans le cintre, le
cartouche d'Ousirtasen, sans prénom, mais avec l'addition Aimé de
Toumou, seigneur d'Onou. La légende est ainsi conçue : « L'an xiv:
» Portion ~j_JJ du prince Antouf», avec des titres à l'adresse
d'Antouf. Cette stèle servait sans doute à marquer les bornes d'un
domaine qui appartenait au seigneur Antouf, et qui lui fut attribué
en l'an xiv du roi Ousirtasen. Comme telle, il convient de la rap-
procher de la stèle, publiée pl. 47 a de nos Monuments, et des stèles
par lesquelles le roi Khouniaton indiqua les limites du territoire
qu'il assignait à sa ville nouvelle de Tell-el-Amarna (Prisse d'Aven-
nes, Monuments, pl. 13-15; Lepsius, Denkmàler, III, 110 a). C'est
à ces stèles-bornes qu'il est fait allusion, dans la grande inscription
de Beni-Hassan, du nomarque Khnoumhotpou. — xne dynastie.

Une autre stèle du même genre a été découverte par Miss
Amelia B. Edwards dans une collection privée d'Angleterre. Elle

n n

I □ s*T i n n
Portion du coin-

mesure environ 0ra 20 de hauteur sur 0ra12 de largeur. Dans
le cintre, on lit, en trois lignes horizontales : j {^ n J n [ j
1 ™ V°-^J î et all-l,essous> en trois colonnes

verticales : j ^ ^
« L'an xxvm d'Amenemhâïl, vivant à jamais.
» mandant de soldats Tokhou Monthotpou. — Coudées un. » La
forme du cartouche et l'absence de tout prénom m'incitent à attri-
buer cette stèle au règne d'Amenemhàït I".

d) Sais : Fragment de sarcophage, ayant appartenu à un
grand personnage d'époque saïte, nommé Ouahibri. — xxvic
dynastie.

Planche 107.

TAXIS.

1. Statue de T'aho, fils d'Apriès. Granit noir.—H., 1m20.
— Elle a été trouvée, en 1860-1861, par Mariette, dans les ruines
du temple de l'est à Tanis. Elle représente T'aho fils d'Oua-
hibri ^ ^ et de la dame Moutertas a_q^3^^ [l debout : les pieds
et la tête manquent. Il était enveloppé d'une longue robe flottante,
nouée sur la poitrine. Ses deux bras, ramenés devant lui, sou-
tiennent une image d'Amon, dieu de Karnak, dont il était le prêtre
(cfr. Mariette, Notice des principaux Monuments, 1864, p. 268,
n" 24).

a) Inscription gravée sur la face de l'obélisque à laquelle est
accolée la statue. — Elle compte quatre longues colonnes verticales,
mutilées inégalement par le bas, et contient les titres et l'éloge de
l'individu. « Le prince héréditaire, l'ami unique, aimé du roi qui
» l'aime, le comblé de faveurs au palais royal, le général en chef
» de Sa Majesté, qui l'a récompensé de palmes (?) d'or, parce qu'il
» est allé extraire l'or (?), passant [aux mines] avec ses artisans, g
» de manière à satisfaire le cœur du roi, mettant l'or dans ses sacs, I
» le nouant de liens, le scellant de son doigt. » Il paraît, comme B
on voit, avoir été employé à une expédition vers ces mines d'or S
que les Ptolémées exploitaient dans l'Elbaye, et qu'Agatharchide
décrit dans son exploration de la Mer Bouge. Le passage le plus
intéressant de l'inscription, en dehors de celui-là, est celui (I. 3) où
il renouvelle une formule banale en y introduisant une notice géo-
graphique importante. « Il a été, dit-il, le chef dans sa ville, le
» grand dans son nome, le commandant des bourgs du territoire
» de Zdnit ; c'est un brave qui protège son nome et qui défend sa
» ville de la captivité. » C'est là que M. Brugsch a trouvé pour la
première fois, d'une façon certaine, le nom de Tanis. Les inscrip-
tions b et c, gravées l'une sur le côté gauche de l'obélisque, le long
de la jambe de la statue, l'autre sur le socle, contiennent le pro-
tocole abrégé de notre personnage.

2. Statue de T'aho, fils d'On.nofriès. Basalte noir. —
H., 2'" 30. — Elle a été trouvée à Tanis, en 1867, et se trouve
aujourd'hui au Musée de Boulaq. Elle est du même type que la
précédente, mais possède eucoreja tête et les pieds : les bras sont
fortement endommagés. Le li|_
Maspero, Guide du Visiteur, p.ËJ: S^^S
T'aho, fils d'Ouahibri, elle poif. ffi^s
représente et parmi eux le non=-

L'importancc de ces deuH
par Brugsch, Beitràge su déni
Zeitschrift, 1872, p. 16-20.

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LES CARACTERES ARABES CONTENTS DANS LE TEXTE ONT

ÉTÉ GRACIEUSEMENT PRÊTÉS PAR L'iMPRn

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