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PYRAMIDE SEPTENTRIONALE DE BRIQUES.

51

Tout en me livrant à ces observations, j'ouvrais deux tranchées, larges d'environ dix mètres,
et qui l'une et l'autre partant du mur d'enceinte de la pyramide marchaient l'une vers le centre de
la face septentrionale, l'autre vers le centre de celle tournée à l'orient. Ces travaux étaient destinés
à me donner les dimensions exactes de la pyramide et aussi à me permettre d'en étudier la cons-
truction. (Voir planches XIII et XIV.)

La tranchée du nord, menée jusqu'à la roche en place, mit à jour des débris du fond entre les
deux murailles d'enceinte; elle découvrit aussi le côté occidental d'un mastaba construit tout auprès
de la pyramide et bon nombre de blocs du revêtement incliné du grand monument. Mais je dus
arrêter provisoirement ces chantiers, car j'avais à remanier les débris des travaux antérieurs et
chaque mètre carré de surface examinée exigeait un déblai de 10 à 12 mètres cubes.

La tranchée de l'est me conduisit jusqu'aux débris tombés naturellement de la pyramide et
aux décombres laissés par les ouvriers qui, dans l'antiquité, en avaient exploité le revêtement de
calcaire. Dans le cours de ce travail je rencontrai les fragments informes d'un temple ou d'une cha-
pelle jadis ornée de bas-reliefs, de stèles et de sculptures de tout genre. Ce monument avait renfermé
jadis des voûtes en arc de cercle dont le fond peint en bleu de ciel était parsemé d'étoiles jaunes.

Le nombre des pierres sculptées que je rencontrai, la finesse des sculptures et la position
même des débris me firent présumer que jadis la pyramide était flanquée vers l'orient d'un temple
comparable à ceux qui ont été rencontrés près des pyramides de pierre et en particulier à Meï-
doum. Mais jusque là je ne pouvais faire aucune supposition sur le nom du souverain auquel nous
sommes redevables des monuments du nord de Dahchour.

Fig. m.

Enfin les ouvriers rencontrèrent une pierre sur laquelle se lisaient les titres du roi Ouserte-
sen III et qui portait encore un fragment de son cartouche (fig. 111), et le lendemain de cette dé-
couverte, une autre inscription me donna le cartouche complet et les titres du souverain (fig. 112).

Fig. 112.

Ces premières recherches m'avaient fourni de précieuses indications, car les fragments ne
provenaient pas d'une stèle, mais bien des sculptures qui ornaient le temple funéraire. Des indica-
tions de ce genre avaient été bien des fois considérées comme suffisantes pour établir la date d'un
monument.

Continuer les travaux de l'est devenait inutile, puisque j'avais acquis la certitude que le temple
funéraire du roi avait été entièrement détruit, poursuivre ceux du nord était trop dispendieux.
 
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