Omont, Henri [Editor]
Dessins des sculptures du Parthénon: attribués a J. Carrey et conservés a la Bibliothèque Nationale accompagnés de vues et plans d'Athènes et de l'Acropole — Paris, 1898

Page: 21
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PARTHÉNÛN

DOCBMENTS INÉDITS P01R SERVIR A M REST4MTI0N

RÉUNIS ET PUBLIÉS

L. DE LABORDE ET A. PACCARD

MEMBRE DE L'INSTITUT
CONSERVATEUR DES ANTIQUES DU LOUVRE.

ARCHITECTE
ANCIEN PENSIONNAIRE DE L'ÉCOLE A ROME.

Deux volumes in-folio divisés en 30 livraisons

LES SEPT PREMIÈRES SONT EN VENTE'

Pour peu qu'on étudie l'histoire de l'art, on reconnaît dans sa longue marche plusieurs points de halte. Le Parthénon est la plus
admirable de ces grandes stations.

Périclès, Phidias, Ictinus, ces grands artistes, ne seraient pas devenus la personnification d'une époque mémorable s'il n'était resté
de leur passage que le souvenir de leurs grandes créations; pour leur gloire, pour notre instruction, il s'est conservé à Athènes, au
haut de son Acropole désolée, un chef-d'œuvre, création sublime du sentiment le plus délicat uni au savoir le plus profond, météore
brillant qui parut une fois sur la terre pour montrer aux générations à venir les limites du génie de l'homme.

J'avais vu pour la première fois le Parthénon il y a vingt-quatre ans. L'Acropole était alors au pouvoir des Hellènes, et la guerre
excusait à peine ce que les enfants de la Grèce lui faisaient souffrir. Je le revis en 1828; l'Acropole était au pouvoir des Turcs, et le
Parthénon trouvait protection chez des barbares dans un respect produit d'une sorte d'indifférence native. Depuis lors je suivis ses
vicissitudes, recueillant tous les renseignements, et ceux du temps passé et ceux du temps présent. Dès 1832, une nouvelle ère s'était
ouverte pour les arts dans leur mère-patrie; l'Europe avait placé sur le trône de la Grèce un prince éclairé, fils d'un prince artiste;
Athènes, devenant sa capitale, l'Acropole devenait un musée, musée unique, formé par ses admirables monuments et par des richesses
inouïes sorties de l'ancien sol.

En 1844, on donna le dernier coup de pioche, on souleva la dernière pelletée de terre; les fouilles étaient terminées, l'inconnu avait
dit son dernier mot. Il me parut dès lors que le moment était venu de soumettre le Parthénon à une dernière étude, désormais com-
plète et définitive. Je partis, comme on part pour Athènes, lajoie dansl'âme; le premier, sur le pont du vaisseau, j'aperçusle Parthénon,
et j'étais assis sous son portique, après avoir traversé le Pirée et Athènes, sans avoir vu autre chose que le Parthénon. Pendant deux
mois, logé au pied de l'Acropole, j'ai vécu dans l'Acropole; le parlement grec était ouvert, et moi, député de la France, je ne suis pas
entré dans le parlement; les diplomates étaient à la grande œuvre de leurs petites querelles, et moi, ancien secrétaire de M. de Talley-
rand, j'ignorais qu'on pût faire de la diplomatie sous ce ciel d'azur. Il y a à Athènes trois temples à dessiner et une multitudes de ruines
à explorer dans la Grèce, et je n'en ai rien vu, rien voulu voir; c'est que je partais au soleil levant pour l'Acropole; j'y restais tout le
jour absorbé dans mes travaux, et je ne rentrais qu'à la nuit, après avoir vu entre deux colonnes du Parthénon le soleil de l'Orient
inonder do sa pluie d'or la mer de Salamine. Ainsi j'ai quitté la Grèce, n'emportant d'elle qu'un seul souvenir, mais le plus beau, me
faisant illusion sur toutes ses misères, parce que je n'avais vu que ses grandeurs.

L'ouvrage que je publie est le résultat de ces différents voyages et de cette étude spéciale, dévouée, patiente. M, Freeman, artiste
distingué, m'a accompagné dans ma dernière excursion. C'est à son active collaboration que je dois d'avoir pu réunir, en deux mois de
temps, les nombreux documents qui permettront de restaurer le Parthénon et d'offrir ainsi la connaissance exacte du modèle par excel-
lence. Une circonstance heureuse est venue ajouter à ma publication un nouvel élément de succès. Un architecte d'un grand talent,

' Nous devons à la parfaite obligeance de M. le comte de Laborde de pouvoir reproduire le prospectus du Parthénon, contenant la liste des 110 planches
qui devaient composer l'atlas du magnifique ouvrage de son père. — On remarquera que sept des planches, parmi celles qui sont marquées d'un astérisque,
n'ont cependant pas été publiées; ce sont les planches 4-7, 26, 72 et 110, tandis que la planche 94, qui n'est pas marquée d'un astérisque, a été publiée.

2 Vue prise au sud du Parthénon.__Cette vue est prise au milieu des débris de tout l'entablement que lord Elgin renversa pour enlever les métopes. On aper-
çoit dans le fond le monument de Philopappus et la mer d'Égine. [Bois gravé reproduit dans Athènes aux XV, XVI" et XVII' siècles, t. II, p. v.]
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