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BIBLIOGRAPHIE

Dans le compte rendu du mois de novembre 1913 des
séances de l'Académie des Inscriptions cl Belles Lettres,
M. Monceaux, membre de cette académie, publie une
intéressante étude sur « Un Couvent de Femmes à Hip-
pone au temps de Saint Augustin. »

Nous sommes heureux de signaler ce remarquable travail à
nos lecteurs et nous croyons leur être agréable en leur en don-
nant une courte analyse.

Les origines et la fondation de ce monastère de femmes étant
étroitement liées aux péripéties dramatiques de la conversion de
Saint Augustin, l'auteur commence par donner un coup d'oeil à
la ville d'Hippone et au palais épiscopal. 11 explique comment,
vers la fin de 391, Saint Augustin se fixa, un peu contre son gré,
dans cette grande cité numide et comment il y fut désigné par la
voix du peuple pour y seconder l'évoque Valérius. Mais son élé-
vation à l'épiscopat ne lui fît pas oublier sa propagande en faveur
de l'ascétisme monacal, et, sous son impulsion, plusieurs cou-
vents furent créés, parmi lesquels trois principaux : le Monas-
terium, ou monastère proprement dit, le plus ancien de tous,
d'où sortirent bien des évéques, le Monasterium clericorum,
monastère des clercs moines, où l'évêque vivait en communauté
avec son clergé, et enfin le Monastère des Femmes, fondé en
l'année 396, et que gouverna d'abord la sœur de l'évêque W.

A en juger par le nombre des religieuses, comme par la diver-
sité des services et de ses dépendances, cet établissement avait
une grande importance ; il est surtout connu par une série de
textes contemporains dont un document de premier ordre, la
Règle môme de la Maison.

(1) D'après M. Jaubert, il existait à Hippone deux monastères de fem-
mes et trois monastères d'hommes. (Noies d'histoire et d'archéologie,
concernant le diocèse de Constantine et d'Hippone, p. 294-299).
 
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