Voltaire; Thurneysen, Johann Jakob [Oth.]; Haas, Wilhelm [Oth.]
Oeuvres Complètes De Voltaire (Tome Dixieme): La Henriade: Poeme — A Basle: De l'Imprimerie de Jean-Jaques Tourneisen. Avec des caractères de G. Haas, 1785 [VD18 90793692]

Page: 212
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Et renvoyant chez vous la Discorde et l’Horreur,
D’un peuple qui l’adore elle fait le bonheur.
En achevant ces mots il découvre un bocage,
Dont un léger zéphyr agitait le feuillage:
Flore étalait au loin ses plus vives couleurs '■>
Une onde transparente y fuit entre les fleurs;
Une grotte ejl auprès etc.
(g) Il y avait dans les éditions qui ont précédé celle
de 177s :
Lui seul est toujours stable : en vain notre malice
De sa sainte cité veut Taper l’édifice;
Lui-même en asfermit les sacrés fondemens,
Ces fondemens vainqueurs de l’enfer et du temps.
C’est à vous, grand Bourbon, qu’il se sera connaître.
Cette tirade parut à l’auteur plus fôite pour la chaire
que pour la poéfie, et peu digne de cette philosophie
tolérante qu’il a toujours annoncée. Il faut d’ailleurs
remarquer que dans la Henriade, poëme qui se termine
par la conversion de Henri IV, le poète s’est toujours
exprimé en catholique,
(A) Edition de 172J.
Il embrasfe en pleurant ce vieillard vertueux ;
Il s’éloigne à regret de ses paisibles lieux:
Il avance, il arrive à la cité fameuse
Qu’àrrose de ses eaux la Tamise orgueilleuse.
Là des rois d’Albion est l’antique séjour;
Elisabeth alors y rassemblait sa cour.
L’univers la respecte, et le ciel l’a formée
Pour rendre un calme heureux à cette île alarmée,
Pour faire aimer son joug à ce peuple indompté,
Qui ne peut ni servir ni vivre en liberté.
Le héros en secret est conduit chez la reine ;
Il la voit , il lui dit le sujet qui l’amène,
Et jusqu’à la prière humiliant son cœur,
Dans ses soumissions découvre sa grandeur.
Quoi ! vous servez Valois etc.
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