Voltaire; Thurneysen, Johann Jakob [Oth.]; Haas, Wilhelm [Oth.]
Oeuvres Complètes De Voltaire (Tome Dixieme): La Henriade: Poeme — A Basle: De l'Imprimerie de Jean-Jaques Tourneisen. Avec des caractères de G. Haas, 1785 [VD18 90793692]

Page: 265
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DU CHANT SEPTIEME. 365
Les Martels, les Pépins l’écoutaient en silence,
Et respectaient en lui la gloire de la France.
Enfin le saint guerrier , poursuivant ses desseins,
Suivez mes pas, dit-il, au temple des destins;
Avançons ; il est temps de vous faire connaître
Les rois et les héros qui de vous doivent naître.
De ce temple déjà vous voyez les remparts,
Et fes portes d’airain etc.
(/) M. de Voltaire avait changé ain.si les deux vers suf
M. de Vaubans
Ce héros dont la main raffermit nos remparts,
C’est Vauban , c’est l’ami des vertus et des arts.
Mais dans les dernières éditions , il les a. rétablis tels
qu’ils étaient dans la première; ils rappellent ces vers
d’Athalie :
Cependant Athalie, un poignard à la main,
Rit du faible rempart de nos portes d’airain.
(g) Au lieu de ce vers , et des dix-huit qui le suivent ,
voici ce que met l’édition de 1723 :
De l’empire français douce et frêle espérance 1
O vous, qui gouvernez les jours de son enfance,
Vous, Villeroi, Fleury, conservez sous nos yeux
Du plus pur de mon sang le dépôt précieux;
Conduisez par la main son enfance do.cile;
Le sentier des vertus à cet âge est facile ;
Age heureux, où son cœur , exempt de passion ,
N’a point du vice encor reçu l’imprefîion ;
Où d’une cour trompeuse, ardente à nous séduire,
Le souffle empoisonné ne peut encor lui nuire;
Age heureux , où lui-même, ignorant son pouvoir,
Vit tranquille et sournis aux règles du devoir.
Qu’au sortir de" l’enfance il puisse se connaître,
Qu’il songe qu’il est homme en voyant qu’il est maître ;
Qu'attentif aux besoins des peuples malheureux,
Il ne les charge point de fardeaux rigoureux ;
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