L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 2)

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74 L'ART.

de l'art sous les Pharaons, il faut bien reconnaître qu'on en est encore réduit aux hypothèses et aux
suppositions plus ou moins vraisemblables à l'égard des procédés employés par les artistes des bords
du Nil, et des cavises qui ont pu imprimer à la sculpture égyptienne son caractère général ou le
modifier à certaines époques. C'est ainsi que quelques savants n'ont pas craint de prêter aux artistes
égyptiens des moyens inconnus, fabuleux, des idées mystiques, un sens idéaliste qui, comme nous
allons tâcher de le démontrer, sont loin de la réalité.

Nous croyons de notre devoir de déclarer que nous avons trouvé des opinions contradictoires

Egyptiens sculptant et polissant un colosse.
(Peinture de l'Abaisse de Thèbes.)
Dessin de Maradan, d'après Emile Soldi; gravure de Bissan.

émanant d'autorités ou de personnes d'une haute compétence. Néanmoins, et quoique nous ne soyons
pas archéologue, nous croyons que l'opinion d'un praticien, dans les questions d'art, peut être
utile et, en cas d'erreur de sa part, amener une rectification définitive

I.

Le caractère général de la sculpture égyptienne, qui s'est maintenu pendant cinq mille ans
sans modifications importantes, un texte célèbre des lois de Platon, et la prépondérance de la classe
sacerdotale en Egypte, surtout vers la dernière période, ont fait penser que le style égyptien avait été
conçu par les prêtres de ce pays et imposé par eux tel quel aux artistes. Cette opinion est devenue
un système, et c'est ainsi qu'on a donné à l'art égyptien le nom d'art hiératique.

Le texte de Platon est ainsi conçu :

« Il y a longtemps, à ce qu'il paraît, qu'on a reconnu chez les Égyptiens la vérité de ce que nous
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