Institut Egyptien <al-Qāhira> [Editor]
Bulletin de l'Institut Egyptien — 2.Ser. 4.1883(1884)

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LES TROIS I^EMMES

ET

LIE IC^LIDI

CONTE POPULAIRE INÉDIT RECUEILLI AU CAIRE

(Traduction libre.)

Par M. Artin-Bey

C'était jour de Chemme-el-Nécime (#).

Au milieu des promeneurs d'un jardin, on distin-
guait trois femmes que , malgré les voiles qui les
couvraient, on devinait être jeunes : très provoquantes
d'ailleurs, et habillées splendidement.

Tout en se promenant, l'une de ces trois femmes s'ar-
rêta, se baissa et ramassa sous les pieds de sa com-

(*) Action d'aspirer le zéphyr bienfaisant. Ce jour là tombe le lundi de Pâques
selon le calendrier Julien (vieux style) ; il est le premier d'une série de cinquante jours
auxquels, en Egypte, on donne le nom de khamecine (cinquante.)

Avant d'entrer dans cette série de cinquante jours, où les vents régnants sont les vents
viole ats, chauds et secs du Sud-Est (miricij, tous les Égyptiens, musulmans et chrétiens,
fêtent ce jour de Chemme-el-Nécime.

C'est donc une fête essentiellement égyptienne, sans distinction de religion, pour tous
les habitants de la vallée.

Il est d'usage, dans le peuple, qu'en se réveillant le matin, avant le lever du soleil,
chacun aspire l'odeur du vinaigre et d'un oignon, qu'il a eu soin de pendre sur le lit, à la
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