Cagnat, René
Lambèse — Paris, 1893

Page: 41
DOI Page: Citation link: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/cagnat1893/0047
License: Public Domain Mark Use / Order
0.5
1 cm
facsimile
LE CAMP

il

contre les façades latérales étaient appuyées des constructions
secondaires, aujourd'hui détruites; il n'en reste que quelques
traces, du côté occidental, où l'on distingue, sur le sol, les
soubassements d'un long bâtiment divisé en une série de lo-
gettes.

A l'intérieur du praetorium, on remarque quatre grands mas-
sifs de maçonnerie qui ont pu servir de soutien à des colonnes,
mais dont la destination est loin d'être évidente. On ne saurait
dire si l'édifice était autrefois couvert ; il est possible qu'il cons-
tituât seulement une cour à ciel ouvert avec colonnade autour.
C'est là qu'est installé le musée sur lequel je reviendrai plus
loin (p. G3).

Du praelorium partaient les quatre grandes voies du camp.
Deux sont complètement déblayées, les autres ne le sont que
très imparfaitement. Celle qui menait vers l'ouest dans la di-
rection de Batna est assez bien dégagée; malheureusement la
porte qui la terminait a été détruite lors de l'aménagement de
la Maison centrale. La voie par laquelle on arrive, en venant
du Pénitencier, la voie décumane, pour lui donner son nom an-
tique, n'est découverte qu'entre le praelorium et la ruine n° i ;
la voie qui conduisait à la porte orientale n'a pas été fouillée.
On a mis au jour seulement la porte qui s'ouvrait de ce côté.
Enfin la voie prétorienne entre le prétoire et la porte septen-
trionale est visible dans toute sa longueur ; il faut la suivre pour
sortir du camp, si l'on veut se donner quelque peu l'illusion de
la vie antique.

Mais auparavant, afinde procéder méthodiquement, il convient
d'examiner les édifices i, et 2. L'édifice 1 a été déblayé tout ré-
cemment, mais il y a longtemps qu'il a attiré l'attention. On a
été frappé de voir qu'il possédait un sous-sol divisé en plusieurs
petites pièces; et comme il est question dans les Actes du mar-
tyre de saint Jacques et de saint Marien d'une prison où les confes-
seurs auraient été enfermés, on a avancé que c'était là précisé-
ment celte prison. D'autre part la présence d'une abside à la
partie supérieure a fait penser à quelques-uns qu'on était en
présence d'une chapelle chrétienne. .Ni l'une ni l'autre de ces
opinions ne semble acceptable; je verrais plutôt dans cet en-
semble quelques-unes de ces chapelles païennes où les sous-
loading ...