Cagnat, René
Carthage, Timgad, Tébessa et les villes antiques de l'Afrique du Nord — Paris, 1927

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LE THÉÂTRE, LES THERMES 91

presque tous intacts ; on dirait, tant leurs arêtes sont vives, tant les coups
de ciseaux des tailleurs de pierre sont nettement visibles, que le monu-
ment vient d'être achevé. Des escaliers qui divisaient en hauteur les
différentes parties de l'édifice, pas une marche ne manque ni n'a été
déplacée. La partie supérieure était, comme ailleurs, couronnée d'un
portique qui faisait le tour de la salle; c'est là que s'entassait le peuple;

Photo du Service des Anti-iuites de la Tunisie.

Dougga. — Théâtre.

on nomme cela chez nous « le poulailler ». Il s'est écroulé en partie,
non sans laisser des traces très nettes encore du mur où il venait s'appuyer
et de la porte qui donnait accès dans l'enceinte. L'orchestre, pavé de.
grandes dalles, était, ainsi que la salle, orné de statues dont les piédes-
taux sont restés en place : images des empereurs et des bienfaiteurs de la
cité. Le mur antérieur de la scène n'est pas moins bien conservé; il a
gardé toute son ornementation élégante, mais plus simple qu'à Timgad,
sa plinthe et sa corniche moulurées, ses niches rectangulaires, alter-
nant avec des niches circulaires ; il ne manque que l'autel qui occupait
peut-être celle du milieu. Le plancher de la scène était remplacé à
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