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Quand les Musïilmans ont finy leurs prières qui
ne durent jamais gue're plus d'une demie heure,
quelques Chantres s'assemblent dans les petites
tribunes ou balcons que jay marquez dans la desl
cription de sainte Sophie, ôc y chantent quelquefois
comme en faux-bourdon une sorte de Pseaume,dont
l'air n'est point desagreable, ôc en-suite les Lundis,
Mercredis ôc Vendredis un Prédicateur monte en
chaire pour expliquer aux assistans quelque point de
TAlcoran qu'il entend ôc qu'il déchisfre à sa mode :
assilie qui veut à ces sortes de Sermons aussi-bien
qua ceux qui se font quelquefois dans les marchez;
on les termine toujours par quelques prières que
Ton fait pour la prosserite du Sultan ôc de ses ar-
mes contre ses Ennemis, à quoy le peuple qui est
present ne fait que répondre, Amen.
Voila tout ce qui sè pasfe aujourd'huy dans le
Temple de SceSophie, aussi-bien que dans les autres
Mosquées, dont je décriray siiccintement les princi-
pales , après que jauray dit dans le chapitre sui-
vant,
Ce qui je sait che? les Turcs après la prière.
LE culte de la Divinité estaitt la premiere de
toutes les actions des hommes, ôc la prière
isant la partie principale-, on peut dire que
toutes les occupations des Turcs, aussi bien que de
tous les autres peuples, sont toujours poslerieures à
l'oraison j mais comme les hommes ont des emplois
difFerens suivant la diversité de leur génie, je rédui-
ray tous ceux des Mahometans à trois principaux y
 
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