Revue égyptologique — 11.1904

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REVUE ÉGYPTOLOGIQUE

PUBLIÉE SOUS LA DIRECTION DE .

M. EUGÈNE REVILLOUT.

ERNEST LEROUX, ÉDITEUR

libraire de la société asiatique, de l'école des langues orientales vivantes, etc. etc.

28, RUE BONAPARTE, 28, A PARIS.

XIe Volume, N° III. 1904,

La REVUE EGYPTOLOGIQUE parait tous les trois mois par numéros de six feuilles au moins, avec
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Sommaire Le roi Pétibast II et le roman qui porte son nom, par Eugène Eevillout.

LE ROI PÉTIBAST II ET LE ROMAN QUI PORTE SON NOM.

PAR

eugène ReVILLOTJT.

Ainsi que je l'ai dit lors du congrès de Home (Bévue égpptologique, t. IX, p. 131), je ne crois qu'à
deux rois Pétibast : Le premier roi de la dynastie tanite et le roi de Tanis, dont fait mention Assur-
banipal. Quels étaient les cartouches de ce dernier roi? Cela est à spécifier. On ne connaît les cartouches que
de deux Pétibast : 1° Celui qui a pour prénom Seher abra et dont on a voulu faire, sans grande preuve,
Pétibast Ier; 2° celui qui porte le cartouche-prénom Usermara Meriamen ou simplement Meriamen, et dont
mon ancien élève, Legrain, a retrouvé sous cette dernière forme les noms à Thôbes sur les inscriptions
relatives aux crues du Nil qui semblent faire suite directe aux inscriptions analogues des Shéshonkides
retrouvées aussi par lui. C'est, à mon avis, le vrai1 Pétibast Ier dont le prénom plus développé se re-
trouve aussi sur la statue du comte Strogonoff et dans un monument de Copenhague. Quant à seherabra
Pétibast, mentionné dans un petit naos du Louvre et dans une statuette d'Isis du Musée de Bologne, c'est
Pétibast II, le même que mentionne Assurbanipal, et — ajoutons-le — dont parle à bien des reprises le
l'oman démotique de Vienne. Cette opinion était déjà la mienne lors du congrès de Rome — au moins
quant à l'assimilation entre le Pétibast du roman et le Pétibast d'Assurbanipal, — et s'il fallait en croire la
communication de Waldemar Schmidt dans la séance présidée par moi, elle était également, dans ces der-
niers termes, l'opinion de M. Maspero,2 bien qu'elle ne figurât pas dans l'article de novembre 1897 du Jour-
nal des savants, actuellement encore sous mes yeux. Je ne voulais cependant pas alors donner de conclu-
sion précise avant d'avoir eu en entier le texte de ce roman, dont Eisenloiir, au nom de Graff, m'avait
depuis longtemps proposé l'acquisition, et dont le sujet avait été précisé par ce savant : et non par Krall,
comme l'a cru Maspero.

1 Ce Pétibast Ior, dont nous avons les inscriptions de l*an 16 (cotte fois avec un roi associé, nommé Wuta), puis do l'an 19 et
de l'an 23, paraît avoir, peut-être avec l'aide de Wuta, poussé un instant ses succès jusqu'à Thèbes, tandis que les Bubastites occupaient
encore et depuis Momphis.

3 Maspero y suppose trois Pétibast et n'incline pour aucun. Il va sans dire qu'il ne faut pas confondre les Pétibast avec les
Pefaabast dont l'un est qualifié roi par Piankhi et dont l'antre, également nommé roi, était lo beau-père d'Amcnrut ou Urdamani (d'As-
surbanipal). Ces Pefaabast n'appartenaient pas à la dynastie tanite, mais seulement, comme le roi Uapnt do Piankbi, le roi Uaput do
Tell el-youdeh et le prêtre-général Uaput, fils de Sbesbonq Ier ou le roi Nimrod do Piankhi, homonyme du célèbre pèro de Shosbonk Ier,
etc. à la grande souche bubastite, origine d'ailleurs do la branche tanite. C'étaient des roitelets sans importance quo Pefaabast, Nimrod
et Uaput. Tout autre était, nous le verrons, le rôle du Tanite Osorkon III, occupant alors (sous Piankhi) Bubastis, siègo primitif de la
race commune.

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