Revue égyptologique — 11.1904

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LlVB.ES ET REVUES.

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LIVRES ET REVUES.

Notre cher et éminent collaborateur, M. Loret, nous ayant exprimé le désir de voir paraître très tôt
l'article qu'il vient de nous remettre, nous nous empressons de couper après lui le numéro de la Revue, qui
devait être bien plus volumineux. Nous le faisons d'autant plus volontiers qu'il s'agit d'ailleurs de défendre
des opinions qui ne sont pas les nôtres. Seulement cela entraîne pour nous une nécessité que nous n'avions
pas prévue, celle d'écourter beaucoup aussi l'article actuel. Tous les travaux qui exigent un examen un peu
serré et des discussions de faits ou de doctrines demandant d'assez longs développements seront étudiés
dans le numéro suivant et nous réservons pour celui-ci ceux dont nous n'aurons à faire qu'un simple exposé.

Parmi ceux-ci, qu'on ne s'étonne pas de nous voir mentionner d'abord deux publications de textes
démotiques qui feront pour nous l'objet de travaux spéciaux trop étendus pour une simple bibliographie :
1° La publication de notre ancien élève, le Professeur Kkall, que la librairie Avenarius de J^eipsic
a publiée sous le titre Demotische Lesestikke. Il en vient de paraître un second fascicule que M. Avenarius
nous a envoyé et qui est à joindre au premier fascicule, paru depuis quelques années et que notre cher
ami Wessely nous avait fait parvenir (total 35 pl. et 2 pages de préface). On y trouve les copies des
décrets de Eosette et de Canope, du roman de Setna, des entretiens (mal reproduits) du chacal Koufl
et de la chatte éthiopienne (textes que nous avions tous publiés, traduits et commentés) et enfin, tant
dans le premier fascicule que dans le second, les planches F et suivantes du roman historique daté du roi
Pétibast. Les colonnes A, B, C, D, E ne sont, paraît-il, qu'une supposition gratuite. Il existe ausi d'autres
fragments très petits, paraît-il, et dont nous n'avons pu obtenir de faire faire des photographies aux frais
de la Revue, comme nous l'avions demandé. Nous aurons, dans le numéro suivant, l'occasion de revenir
longuement sur ce dernier document, le seul inédit. Dès maintenant nous pouvons dire que la publication
entreprise par M. Avenarius est luxueuse et mérite des éloges. Elle comprend de belles reproductions
héliographiques de quelques-uns des textes (mais pas du roman).

2° Les Demotische Papyrus aus den KonigUchen Museen zu Berlin, publiés par la Direction générale
(98 planches photographiques et 35 pages de notices imprimées dont notre ancien élève, le Professeur Spie-
gelberg, est l'auteur : — envoyés par la Direction générale). Il s'agit encore de documents que nous avions
presque tous publiés, traduits et commentés nous-même, et à propos desquels M. Spiegelberg n'avait plus
a faire que de la copie ou des erreurs analogues à celles qu'il a entassées, nous l'avons montré dans notre
Précis, dans sa publication des papyrus de Strasbourg. Nous reviendrons, du reste, bientôt sur les quelques
papyrus de Berlin postérieurs à nos Missions en Allemagne et qui méritent une étude spéciale.

Dans un numéro précédent nous avons déjà annoncé l'apparition à la librairie Leroux du premier
volume d'œuvres diverses de l'illustre Chabas (fondateur avec moi et avec Brugscii de la. Revue égyptolo-
gique). Il en vient de paraître deux autres volumes qui, ainsi que le premier, nous ont été envoyés par
Mmc Picquemal, fille de Chabas, eu souvenir de l'éloge que j'avais fait de ce cher ami en 1882 lors de ses
funérailles — auxquelles assistait un seul autre égyptologue (de Horrack), qui n'a rien dit, — et en sou-
venir aussi de celui que j'avais prononcé lors de l'inauguration de la statue à Chalon, le 17 septembre 1899,
où je représentais encore seul l'égyptologie avec notre élève commun Virey.

Le compte rendu de cette dernière cérémonie, dont j'ai donné la primeur aux lecteurs de la Revue égyp-
(ologique, vient également de paraître à Chalon. On y trouve les discours du maire, du recteur de Lyon, M. Cam-
payré, de moi-même (où je rectifiai certaines erreurs qu'on venait de prononcer), de M. Virey, qui en
commit malheureusement quelques nouvelles,1 d'un fantaisiste M. Gindriez — pour ne pas parler des son-
nets, de l'inscription hiérogtyphique du monument et du facsimile d'une portion d'une lettre à moi adressée.

Les trois nouveaux volumes de Chabas ne comprennent aucune de ses œuvres capitales, mais seule-
ment les articles parus dans diverses revues et qu'il serait difficile de se procurer. On a ainsi, dans le pre-
mier volume, après une notice biographique due à M. Virey, certainement intéressante, mais sur laquelle
J aurais bien des réserves et des additions à faire :

1" La notice sur une statuette funéraire du cabinet Perrin Dorval, notice rédigée en 1853 pour la
société de Chalon et jusqu'ici inédite; le texte est du temps d'Apriôs.

2° «Les études égyptiennes», publié par Chabas en 1854 dans les mémoires de la société de Chalon
(t. II, 2e partie). Elles comprennent : A) (p. 9 et suiv.) une note sur l'explication de deux groupes hiérogly-
phiques : le groupe de ta femme jouant du tympanum (pehami) et le groupe hiéroglyphique (X^^ ^jfj)

1 En ce qui concerne mes rapports et ceux de M. Maspero avec Chabas (son adversaire ordinaire). Ce ne fut pas du tout Chabas
'lui me sacra égyptologue, mais mon excellent maître M. E. de Kougé, lequel m'installa au Louvre ci dont l'amitié fut l'origine de ma
brouille avec 31. Maspero. Chabas. du reste, m'a vengé des attaques des «incompétents», pour me servir de son expression même, c'est-
u-dire des non-ëgyptologues inspirés par une jalousie anonyme.

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