L' Exposition Populaire illustrée — Paris, 1867

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L'ABONNEMENT
TEXTE ET GRAVURES

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onnant droit gratuitement h une Table des matière
et il une Couverture imprimée.

LE NUMERO 10 CENTIMES

POUR LES DÉPARTEMENTS ET 1 BRUXELLES : IS KIT.
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a l'Adminisi
n accompagnée à

EXPOSITION E. ROUSSEAU

Porcelaines avec pâle rapportée el coloration si

émail au grand feu; porcelaines tendres a

émaux en relief; faïences avec peinture :

Paris, rue Coquiilière, 41.
{Groipb III. — CLàsss 17. - N° 38.)

Un ii

m se- progrès dans les confections céra-
été signalé à l'Exposition universelle,
s objets usuels, soit dans les pièces de
que nous devrions nommer la céra-
sîcnoe, bien que Paris n'en accapare

des revendeurs à la toilette. — Ces marchands,
d'abord grands acquéreurs, s'opposent à ce que le
véritable producteur signe son œuvre en blanc;
ils achètent eux-mêmes ces produits en blanc, les
font décorer et lf.s signent; c'est, on ne saurait
trop le dire, un abus, un faux consacré; comme
on l'a très-bien dit avant nous, autant de bouti-
ques en réalité, autant de fabriques en appa-

Augusle Lucliel, traitant de la céramique, a dit
un mot aussi profond que loyal : » C'est un sic
« vas non xolis sur toute la ligne. » Sans doute, in-
contestablement, ce mensonge est déshonoête,
déloyal, mais il estaccepM, il v~i convenu, il est
usité; donc il ne faut pas en dire de mal.

Ce mensonge fait deux victimes. Le véritable fa-

réservant d'en parler longuement dans un pr
chain article; mais, dèsâ présent, nous tenons
diru toutes nos sympathies pour ce véritable a,
tisle : nous disons ce mol avec réflexion.

L'AVEYRON

A L'EXPOSITION UNIVERSELLE

(suite, voir. PÀGK 333.)

Atlas statistique et physique de il. A. Baisse (mile).

— Météores électriques.— Lf:s orages et grêles. —

Vn orage d'iris l'Aveyron. — Orages de chaleur. —

Orages d'hiver. — Le paratonnerre et Francklin.—

Le$para<j<'i-te$! — lHpuen<-ed': la météorologie sur la

santé. — Statistique médicale, tablent» de il. A.

o voulons parler aujourd'hui que de
l'exposition de M. Rousseau, une de celles que
r.ous avons remarquées, et qui justifiait à notre
avis l'admiration des visiteurs; car, si l'exposition
générale de la céramique française a été éblouis-
sante, certes la maison Rousseau y a été pour sa
bonne part. .

Puisque nous parlons céramique pour la pre-
mière fois, laissez-moi vous raconter un singulier
abus introduit et accepté dans ce genre de fabri-

Le nombre des fabricants est bien moindre qu'on
ne le suppose; — que de marchands qui sont cen-
sés fabricants et qui ne sont pas autre chose que

ord, puis l'acbeleu

H esl bien entendu que la maison Rousseau est
au nombrede celles qui soûl victimes du fameux :
Sic vos non votis. I.;i maison Housseau ne sait éta-
blir que des objets distingués, soit qu'ils appar-
tiennent à la fabrication usuelle, soit qu'ils appar-
tiennent a la fabrication de i;rand luxe. M. Rous-
seau estailisle en céramique, comme M. Odïot est
artiste en argenterie ; entre eus, il n'y a de dillè-
rence que la matière première; il est le Barbe-
dienne de la pâte de terre. Nous ne d:soas aujour-
d'hui que quelques hk.k rie sa fabrication, comme
accompagnement des deux dessins ci-joints, nous

dtmiques. — .Médecins et phar

s Où vont ils les nuages bleus et sombres de
u cet orage des Pyrénées ? C'est le vent d'Afrique
« nui les pousse devant lui avec une haleine en-
« flammée; ils volent, ils roulent sur eux-mêmes
«en grondant, jetant des éclairs devant eus et
« laissant pendre a leur suite une longue tramée
■ de pluie comme une robe vaporeuse ï »

Le phénomène atmosphérique si pittoresque-
ment décrit en ces lignes pari auteur àeOnq-
Mars, est comme les transitions des météores
aqueux aux méléores électriques. A ceux-ci, sous
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