Ballu, Albert
Les ruines de Timgad (antique Thamugadi) (Band 3): Sept années de découvertes (1903 - 1910) — Paris, 1911

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CHAPITRE III

§ Ier

MONASTÈRE DE L'OUEST. — BAPTISTÈRE

A l'ouest du Capitole, de l'autre côté du ravin, et à
130 mètres environ de distance, de magnifiques ruines ont
été d'abord explorées par nous en 1906, puis méthodique-
ment fouillées l'année suivante et enfin entièrement déblayées
en 190S et en 1909.

Ce sont les restes d'un monastère chrétien orthodoxe
occupant un espace en forme de quadrilatère irrégulier d'une
superficie de 18.700 mètres carrés.

C'est à l'influence de saint Augustin qu'on attribue la
fondation en Afrique des premiers couvents chrétiens, au
début du v° siècle de notre ère. Nous avons déjà étudié en dé-
tail celui qui a été déblayé à Tébessa de 1888 à 1892 (1) et dont
les dimensions ne sont pas beaucoup plus considérables (2).

Thamugadi, jadis théâtre de luttes donatistes violentes
et de longue durée qui témoignèrent tout au moins de l'ab-
sence d'indifférence de la part de ses habitants en matière
de religion, Thamugadi, disons-nous, ne pouvait qu'être fort
riche en monuments consacrés au culte chrétien.

Nous savons, d'ailleurs, qu'en .256, Novatus, évêque
de la ville, fit partie d'un concile réuni par l'évêque Cyprien
à Carthage. En 304, Alexandre, le futur usurpateur de la
pourpre impériale, donna ordre d'arrêter à Thamugadi cinq
chrétiens qui subirent le martyre à Boseth-Amphoria, dans
la Proconsulaire; un autre évêque, Sextus, assista au concile

(1) Voir Le Monastère byzantin de Tébessa, par A. Ballu. Paris, E. Leroux,
éditeur.

(2) Sa longueur est environ de 200 mètres et sa largeur moyenne de 100
mètres; soit une surface approximative de 20.000 mètres carrés.
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