Jéquier, Gustave ; Ägypten / Maṣlaḥat al-Āṯār [Editor]
Le monument funéraire de Pepi II (Band 2): Le temple — Le Caire, 1938

Page: 1
DOI Page: Citation link: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/jequier1938bd2/0011
License: Public Domain Mark Use / Order
0.5
1 cm
facsimile
LE MONUMENT FUNÉRAIRE
DE PEPI II.
TOME II
LE TEMPLE.

INTRODUCTION.
La vieille coutume funéraire du pays voulait qu'on groupât en un seul monument, autour de
la dépouille matérielle du défunt, tout ce qui pouvait être nécessaire à son existence dans
l'au-delà, y compris les moyens de communication entre lui et le monde des vivants. Respec-
tueux de cette formule, les Egyptiens ne s'en sont guère écartés que dans les détails, ou pour
obéir à certaines nécessités locales; seuls les rois font exception, placés en dehors de la règle
commune par les formes et les proportions données à leurs tombes dès une époque très ancienne.
Substituée au massif de l'époque thinite, évidé de nombreuses chambres, la pyramide mem-
phite n'était plus qu'une accumulation de matériaux devant servir à la momie de protection
impénétrable; elle ne comportait plus aucun vide pouvant être utilisé pour les services cultuels
et alimentaires, ceux-ci se trouvant dès lors refoulés à l'extérieur, ce qui nécessitait, par suite
de leur importance sans cesse grandissante, des locaux de plus en plus développés.
Ainsi se constitua peu à peu un monument d'un type très spécial que nous avons l'habitude
de dénommer ntemple funéraires bien que, par sa destination même, il soit privé de ce qui
constitue réellement un temple, la présence divine. Ce monument est bien le siège d'un culte,
mais d'un culte spécial, utilitaire, destiné à assurer dans l'autre monde l'entretien du roi défunt.
Celui-ci, d'autre part, souverain d'essence divine, est dans le monde des morts un personnage
privilégié; ayant été sur terre le protecteur naturel de tous les Égyptiens, il continue son rôle
dans l'au-delà auprès de ceux de ses anciens sujets qui s'attachent à son souvenir et leur assure
une survie qui, pour n'être pas aussi brillante que la sienne, correspond aux ambitions supra-
terrestres d'une population restée simple et sans besoins excessifs.
Le womiMMniyMHeraire Je Pep: 7f, t. II. i
loading ...